Hussein Abd El-Fettah,Saida Charafeddine
27 Octobre 2015•Mise à jour: 27 Octobre 2015
AA / La Caire
Les pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) devraient enregistrer un déficit de la balance générale de l’ordre de 145 milliards de dollars en 2015, et de plus de 750 milliards de dollars entre 2015 et 2020 si le cours du pétrole continue de chuter, estime le Fonds Monétaire International (FMI).
Avant la chute vertigineuse des prix du pétrole, le FMI prévoyait un excédent de la balance générale des paiements dans les pays du Golfe de 100 milliards de dollars pour l’année en cours et de 200 milliards de dollars entre 2015 et 2020, rappelle le FMI dans son dernier rapport dont Anadolu a eu copie, mardi.
Le cours du pétrole est à son plus bas niveau depuis sept ans et continue de chuter depuis plus d’un an jusqu’à arriver à moins de 50 dollars le baril. Le prix du baril a baissé de plus de la moitié, sachant qu’il était à 115 dollars en juillet 2014.
Selon le FMI, le développement de mécanismes de crédit locaux à forte liquidité sur les marchés du Golfe peut renforcer les économies de ces pays et les aider à affronter les contre-chocs pétroliers. L’emprunt souverain constitue également une option pour financer le déficit budgétaire dans ces pays, recommande le FMI.
L’ensemble du trésor souverain mondial [les richesses mondiales] est détenu par un petit nombre de pays. Les estimations de mars 2015 l’ont évalué à 7.3 trillions de dollars, dont des titres relatifs au pétrole et au gaz d’une valeur de 4.2 trillions de dollars.
Le Conseil de Coopération du Golfe est composé de six pays : l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Koweït, le Qatar, le Bahreïn et le sultanat d’Oman.
(1 trillion = 1 million à la puissance 3 ; soit 1 milliard de milliards).