Arif Yusuf
25 Septembre 2017•Mise à jour: 25 Septembre 2017
AA/ Erbil
Les bureaux de vote ont ouvert lundi matin, au District du Nord de l’Irak. Quelques cinq millions d’électeurs sont appelés à se prononcer dans le cadre du référendum de sécession, dans un contexte marqué par une tension croissante et le refus du gouvernement irakien, ainsi qu’une opposition régionale et internationale.
Dans un communiqué publié dimanche soir, le chef du gouvernement du District du Nord de l’Irak, Nechirvan Barzani, a appelé les électeurs à voter "oui" lors du référendum.
De leur côté, les Asayish (services de sécurité kurdes), ont annoncé l’achèvement des mesures visant à assurer la sécurité du scrutin qui se poursuivra jusqu’à 18 heures (locales).
Le référendum se tiendra dans les trois provinces du District, à savoir Erbil, Sulaymaniyah et Dohuk, ainsi que dans des zones contestées entre le gouvernement fédéral à Bagdad et le District kurde.
Les zones disputées comprennent la province de Kirkuk et certaines parties des provinces de Ninive, Salahuddin (nord) et Diyala (est).
Selon les données de la Commission électorale du District, plus de 5 millions d'électeurs sont appelés à voter dans 1730 centres comprenant au total 6746 bureaux de vote.
La Commission affirme que le scrutin est supervisé par près de 400 observateurs internationaux, 2 mille observateurs locaux, notant que 159 médias étrangers et 500 médias locaux assurent la couverture de l’événement. Quelques 23 mille 664 observateurs relevant des entités politiques locales sont chargés de surveiller les vote, relève la même source.
Le gouvernement irakien rejette le référendum, le considère incompatible avec la constitution de 2005 et nuisible aux intérêts politiques, économiques et nationaux des kurdes.
La Turquie, les États-Unis, l'Iran et l'ONU ont exprimé leur refus du référendum, soutenant qu’il est susceptible de déstabiliser davantage la région, et de détourner les efforts déployés dans la lutte contre Daech.