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Des manifestants protestent près de la base américaine en Italie

- Depuis le début des frappes américano-israéliennes contre l'Iran, la question de savoir si les bases américaines en Italie ont été utilisées dans ces frappes continue de faire débat dans l'opinion publique

Barış Seçkin  | 15.03.2026 - Mıse À Jour : 15.03.2026
Des manifestants protestent près de la base américaine en Italie

Roma

AA / Rome / Baris Seckin

Un groupe de manifestants a protesté à l'entrée de la base américaine de Sigonella, en Sicile, contre les frappes lancées le 28 février par les États-Unis et Israël contre l'Iran.

Composé de plusieurs centaines de personnes, dont des membres de partis de gauche, des organisations de la société civile et des militants pro-palestiniens opposés à la présence d'une base américaine en Sicile, le groupe a manifesté devant l'entrée de la base de Sigonella malgré un temps pluvieux.

Brandissant des drapeaux palestiniens et des pancartes portant les slogans « Non au génocide », « Arrêtons Israël », « Palestine libre » et « La Sicile n'est pas à vendre », les manifestants ont souligné à plusieurs reprises qu'ils ne voulaient pas de base américaine en Sicile.

L'un des manifestants, Pierpaolo, a déclaré au correspondant Anadolu : « Un cri pour la paix doit s'élever et cette guerre totale doit être combattue. C'est la guerre de (Donald) Trump, de (Benyamin) Netanyahu, du régime du génocide et de l'horreur. De plus, le gouvernement (Giorgia) Meloni nous fait payer le prix de cette guerre avec un carburant cher et des prix en hausse. C'est pourquoi nous sommes ici. Pour dire que nous ne voulons pas que la Sicile soit une base de guerre et de mort. »

Un autre citoyen, Sesto, a exprimé son opposition à la base américaine en ces termes : « Je suis ici pour lutter pour l'indépendance vis-à-vis des États-Unis. Parce qu'il y a des bases militaires américaines ici, mais nous, en tant que peuple sicilien et italien, voulons être indépendants. Nous luttons pour le droit des peuples à l'autodétermination. Chaque nation doit rester dans ses frontières. Elle ne doit pas franchir les frontières d'autres pays pour y établir des bases militaires. »

Sesto a ajouté que l'humanité doit se libérer de ces crimes de guerre : « Parce que les guerres sont un crime contre les peuples. Ces guerres sont menées pour leurs intérêts, pour leurs économies, pour s'enrichir davantage. Assez des guerres impérialistes. »

Par ailleurs, depuis le début des frappes américano-israéliennes contre l'Iran, la question de savoir si les bases américaines en Italie ont été utilisées dans ces frappes continue de faire débat dans l'opinion publique.

Le Conseil suprême de défense s'est réuni le 13 mars sous la présidence du chef de l'État Sergio Mattarella, en présence de la Première ministre Giorgia Meloni et des ministres concernés.

Le Conseil a confirmé la décision du Parlement selon laquelle l'utilisation des bases militaires américaines en Italie doit s'inscrire dans le cadre juridique défini par les accords internationaux en vigueur et se limiter aux activités d'entraînement et de soutien technique et logistique.

Le Conseil a également décidé que toute demande susceptible de dépasser ce cadre devra obtenir l'approbation du Parlement.

Israël et les États-Unis ont lancé une attaque militaire contre l'Iran le 28 février, alors que des négociations étaient en cours entre Téhéran et Washington.

L'Iran a riposté en frappant des cibles en Israël ainsi que dans plusieurs pays de la région abritant des bases américaines.

L'ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei, ainsi que de nombreux hauts responsables ont été tués lors des frappes américano-israéliennes.

* Traduit du turc par Mariem Njeh

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