Hatem Kattou
02 Août 2017•Mise à jour: 02 Août 2017
AA / Doha / Ahmed al-Masri
Le ministre qatari des Affaires étrangères, Cheikh Mohamad bin Abderrahman Al-Thani, a estimé que le renouvellement des 13 revendications des pays ayant boycotté le Qatar, lors de la réunion tenue dimanche dernier à Manama ne constitue "une bonne intention envers la résolution de la crise".
Le communiqué de Manama « a montré plusieurs contradictions au sein des positions des pays du blocus», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue italien Angelino Alfano, arrivé plus tôt à Doha pour une visite d'une journée.
Il s’agit de la première visite officielle du ministre italien à Doha depuis le début de la crise du Golfe en juin dernier.
Le ministre qatari a indiqué que son pays réitère sa volonté de dialogue afin de résoudre la crise, tout en respectant 3 principes : pas de violation de la souveraineté de tous les Etats, toutes les résolutions ne doivent pas être dictées mais réciproques, la solution doit être conforme au droit international.
A son tour, le ministre italien des Affaires étrangères a affirmé le soutien de son pays à la médiation koweïtienne pour la résolution de la crise. « Nous souhaitons résoudre la crise par voies diplomatiques, nous ne voulons aucune escalade» a-t-il dit, appelant à affronter l’ennemi commun, en l'occurrence, le terrorisme.
Les ministres des Affaires étrangères des quatre pays qui boycottent le Qatar ont affirmé lors de la réunion de Manama, qu’ils sont « prêts » à reprendre le dialogue à condition que le Qatar accepte totalement les 13 conditions présentées à Doha sans négociation.
L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l'Egypte et le Bahreïn ont rompu le 5 juin leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l'accusant de soutenir des groupes «terroristes» dans la région, ce que dément Doha.
Le 22 du même mois, les quatre pays ont envoyé une lettre officielle comprenant 13 requêtes, dont la fermeture de la chaîne qatarie Al-Jazeera, ce qui a été rejeté par le Qatar qui a estimé que ces conditions sont « irréalistes et irréalisables".