Mourad Belhaj
23 Mars 2020•Mise à jour: 24 Mars 2020
AA / Rome / Giada Zampano
L'Italie a signalé, lundi, 601 nouveaux décès dus au coronavirus, ce qui porte le nombre total de décès à 6 077, le nombre le plus élevé au monde.
Les derniers chiffres fournis par le Département italien de la protection civile montrent que le nombre total des cas dans le pays a de nouveau augmenté, mais le rythme plus lent de la progression, observé dimanche, s'est poursuivi.
Les cas testés positifs ont augmenté de 8% par rapport à dimanche, pour atteindre 50 418, alors que le nombre total de patients guéris ou en rémission est passé à 7 432.
L'épicentre de l'épidémie italienne reste la région de la Lombardie (Nord), qui compte à elle seule 3 776 victimes.
Alors que l'Italie entre dans une semaine cruciale pour confirmer si un renversement a été réalisé en termes de nouvelles infections quotidiennes, le gouvernement continue de lutter pour gérer l'urgence.
Le Premier ministre Giuseppe Conte a annoncé, samedi soir, des règles de confinement plus strictes pour lutter contre l'épidémie, mettant à l’arrêt toutes les entreprises non stratégiques du pays, au milieu de ce qu'il a qualifié de "la pire crise pour l'Italie depuis la Seconde Guerre mondiale".
Un nouveau décret gouvernemental a prolongé la suspension de toutes les activités industrielles et commerciales non essentielles jusqu'au 3 avril.
L'annonce de cette décision drastique a cependant suscité des critiques de la part des partis d'opposition, des groupes d'entreprises et des syndicats.
L'incapacité du gouvernement à fournir des détails sur les coûts et les avantages d'un confinement plus strict ont mené l’opposition à demander au gouvernement de venir s’expliquer devant le Parlement, pour débattre de ces mesures.
L'industrie de l'énergie fait partie de celles qui sont exemptées de fermeture, en raison de sa nature stratégique, ainsi que celles spécialisées dans les denrées alimentaires et le chauffage.
Le décret mentionne également le raffinage, la production d'électricité, les produits chimiques, le caoutchouc, les plastiques et l'aluminium comme des secteurs qui pourraient continuer à fonctionner.
Les nouvelles règles interdisent également aux personnes de quitter leurs zones de résidence sans motif valable.