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15 Février 2022•Mise à jour: 15 Février 2022
AA / Istanbul
Les candidats à la présidence sud-coréenne ont entamé, ce mardi, leurs campagnes officielles dans une course acharnée, parsemée de défis économiques et de questions de sécurité nationale.
Le candidat du Parti libéral au pouvoir, Lee Jae-myung, et son rival de l'opposition conservatrice, Yoon Seok-yeol, sont les deux favoris entre les 14 candidats en lice auprès de la Commission électorale nationale.
Lors de son premier rassemblement à Séoul aujourd'hui mardi, le candidat d’opposition Yoon Seok-yeol a souligné les problèmes de sécurité nationale, ainsi que son engagement à soutenir les propriétaires de petites entreprises et à résoudre le problème de la flambée des prix du logement, selon l'agence américaine Associated Press.
"Je répondrai fermement aux menaces nucléaires et celles des missiles nord-coréens, entre autres provocations, pour protéger la vie et la sécurité de nos citoyens", a déclaré Seok-yeol à la foule.
Le candidat conservateur, ancien procureur général, a déclaré qu'il prévoyait de renforcer l'alliance militaire de la Corée du Sud avec les États-Unis "pour neutraliser les menaces nucléaires nord-coréennes", rapporte l’agence de presse KCNA.
L'élection présidentielle prévue pour le 9 mars prochain survient à un moment où la Corée du Sud est confrontée à une multitude de problèmes critiques, tels que l'économie pénalisée par la pandémie de coronavirus, le programme nucléaire avancé de la Corée du Nord et la concurrence grandissante entre les États-Unis et la Chine.
Le candidat du Parti libéral au pouvoir, Lee Jae-myung, a, pour sa part, démarré sa campagne depuis la ville portuaire de Busan, dans le sud-est du pays, où il a promis de renforcer l'économie sud-coréenne et d'apaiser les divisions internes.
"Je deviendrai un président de l’économie qui fera entrer la Corée dans le groupe économique du G5 ou parmi les puissances mondiales", a déclaré Lee Jae-myung à ses partisans, ajoutant qu'il serait un "président qui unifierait l'opinion publique".
Jae-myung, l'ancien gouverneur de la province du Gyeonggi, a déclaré qu'il était favorable à une "diplomatie pragmatique" entre Washington et Pékin, et à l'amélioration des relations avec la Corée du Nord, selon l'agence coréenne.
Le vainqueur de l'élection sera investi en tant que président de la Corée du Sud le 10 mai prochain, pour un mandat unique de cinq ans.
Il convient de noter que le président sortant Moon Jae-in ne peut pas se présenter pour un second mandat, car la Constitution sud-coréenne fixe un mandat unique de 5 ans.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.