Nadia Akari,Saida Charafeddine
07 Octobre 2015•Mise à jour: 07 Octobre 2015
AA/Séoul / Alex Jensen
Le Service du renseignement national (NIS) de Corée du Sud, connu pourtant pour être très secret, a lancé une procédure judiciaire à l’encontre d’un de ses anciens chefs pour avoir parlé d’une ligne téléphonique directe avec la Corée du Nord, méconnue du public jusqu’à maintenant.
L’ancien directeur du NIS, Kim Man-bok, a fait cette révélation lors d’une interview, la semaine dernière, et dans ses mémoires dont l’agence de renseignement tentent d’interdire la vente.
Kim, qui a dirigé la NIS durant le second sommet intercoréen en 2007, a affirmé que l’ancien dirigeant de Corée du Nord, Kim Jong Il, avait personnellement contacté ses homologues sud-coréens à travers une ligne téléphonique secrète à l’époque des gouvernements libéraux de Kim Dae-jung et de Roh Moo-hyun.
Il a ajouté que la ligne a été coupée, en 2008, sous la présidence du conservateur Lee Myung-bak, après que les liens entre les deux pays se soient fortement tendus.
Kim a quitté son poste dans l’agence de renseignement, en 2008, après avoir été accusé d’avoir fait fuiter des détails d’une communication avec un responsable de Pyongyang.