Fatma Bendhaou
02 Novembre 2021•Mise à jour: 02 Novembre 2021
AA/ Peter Kum
Le fondateur d'Amazon, Jeff Bezos, a promis, lundi, lors de la COP26 à Glasgow, d'allouer un milliard de dollars au profit de la Grande Muraille Verte, un projet de reforestation d'une vaste bande de terre qui traverse 11 pays africains. Cette somme vient s'ajouter aux 19 milliards de dollars que le projet avait déjà reçu en janvier dernier.
Lors de la réunion de lundi, à laquelle participaient notamment le Président français Emmanuel Macron, le prince Charles et l’homme d’affaires Jeff Bezos, ce dernier a déclaré que sa fondation « prendrait demain un engagement d'un milliard de dollars pour la restauration des terres, principalement en Afrique ».
Un engagement qui concerne le projet de Grande Muraille Verte, qu'il faut selon lui nettement accélérer.
« Nous sommes allés chercher le prince Charles et c'est le prince Charles qui est allé chercher Jeff Bezos », a précisé Emmanuel Macron.
« La difficulté est d'engager ces fonds internationaux sur tous ces petits projets », a expliqué le Président français.
Le projet de Grande muraille Verte, lancé en 2007, a reçu un coup d’accélérateur lors du One Planet Summit de Paris en janvier, qui avait abouti à des engagements de financements de 19 milliards de dollars.
C’est un projet pharaonique développé par les pays africains et annoncé par l’Union africaine en 2007, sur une Grande muraille verte, traversant onze pays, du Sénégal jusqu’à Djibouti, avec un mur d’arbres long de 8 000 kilomètres.
Le but est de sauver des arbres menacés par l’avancée du désert, qui est de deux kilomètres en moyenne par an.
Depuis le lancement du projet, moins de 4% des objectifs ont été atteints, et en dépit du soutien de la Banque mondiale, de l’ONU et l’Union européenne, le projet peine à sortir de terre.