Bilal Müftüoğlu
30 novembre 2015•Mise à jour: 30 novembre 2015
AA - Le Bourget - Bilal Muftuoglu
Le président français François Hollande a appelé lundi à un accord "universel, différencié et contraignant" sur le climat, à l'occasion de la 21ème Conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21).
S'exprimant à l'inauguration du plus important sommet sur les négociations climatiques depuis la COP15 de Copenhague en 2009, conjointement avec le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius et le Secrétaire général des Nations unies (ONU) Ban Ki-Moon, Hollande a appelé les pays développés et en voie de développement à assumer leurs responsabilités face au changement climatique.
Le terrorisme et le réchauffement climatique sont deux "défis mondiaux" que la communauté internationale doit relever, a estimé le président français, invitant les pays développés à reconnaître leurs "responsabilités historiques" et les pays en voie de développement à "accélérer leur transition énergétique".
Hollande a souligné à cet égard la nécessité d'accorder des financements pour favoriser les transferts de technologie entre ces pays, notamment en atteignant voire dépassant l'objectif de 100 millions de dollars.
Le président français a établi trois conditions pour que le sommet soit considéré comme une réussite face au changement climatique.
"La première, c’est que nous devons définir une trajectoire crédible permettant de contenir le réchauffement en dessous des 2°C", a noté Hollande, suggérant à cet effet la mise en place d'un mécanisme de révision qui se réunira tous les cinq ans.
"La deuxième condition, c’est que nous apportions au défi climatique une réponse solidaire. Aucun Etat ne peut se soustraire à ses engagements mais avec un principe de différenciation", a encore souligné le président français.
Finalement, Hollande a appelé les sociétés à se mettre en mouvement, affirmant, "les dirigeants locaux, des investisseurs, des acteurs économiques et sociaux, des citoyens doivent comprendre que la donne a changé".
Ban Ki-Moon a estimé pour sa part que la communauté internationale ne peut plus se permettre "le luxe de l’indécision" face au réchauffement climatique.
"Je vous exhorte à à choisir la voie du compromis, du consensus et de la souplesse", a-t-il insisté, dans son allocution devant plus de 150 chefs d'Etat et ministres internationaux.
Le Secrétaire général a aussi exhorté un accord "universel" sans pourtant aborder son caractère "contraignant" éventuel.