Majdi Ismail
14 Février 2021•Mise à jour: 14 Février 2021
AA/ Lefkosia
Chypre du Sud a été le théâtre d'affrontements entre forces de police et manifestants, qui dénonçaient l'implication de membres de l'administration chypriote grecque dans des actes de corruption et protestaient contre l'échec de l'administration dans sa gestion de la pandémie du coronavirus.
Le journal local « Sigmalive » a rapporté que les forces de police ont fait usage contre les manifestants, de gaz lacrymogène et des canons à eau.
La même source a ajouté que des citoyens et des représentants de 23 organisations de la société civile ont participé aux manifestations, pour protester contre l'incapacité de l'administration chypriote grecque à gérer la pandémie du coronavirus et l'implication de certains de ses membres dans des actes de corruption.
La manifestation s'est transformée en heurts entre la police et les protestataires. Les forces de sécurité ont utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.
Ledit journal a souligné que des manifestants avaient été blessés lors des affrontements. 10 d’entre eux ont été interpellés, alors que 6 autres ont écopé d’une amende.
En réponse aux images et séquences vidéo relayées par les médias, qui témoignent du recours excessif à la force par la police contre les manifestants, le chef de la police de Chypre du Sud, Stelios Papatheodorou, a indiqué avoir diligenté une enquête à cet effet.
En août dernier, une enquête menée par la chaîne qatarie, « Al-Jazeera », intitulée « The Cyprus Papers » a révélé que l'administration chypriote grecque avait permis à des dizaines de personnes recherchées et condamnées et à des politiciens corrompus, d’obtenir un passeport, moyennant l’achat d’un bien immobilier sans besoin de résider sur l’île, ce qui lui permettait de gagner des millions de dollars. Parmi les personnes impliquées dans le scandale des «passeports dorés», figuraient des membres de l'administration chypriote grecque.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail