AA / Tunis
- Kaïs Saïed se réunit avec le Premier ministre libyen Abdulhamid Dbeibeh (AA)
Le Président de la République de Tunisie, Kais Saïed a reçu, mercredi, le chef du gouvernement d'union nationale libyen, Abdulhamid Dbeibeh, en présence de la cheffe du gouvernement Najla Bouden, au Palais de Carthage, selon un communiqué publié, mercredi, par la présidence de la République.
Cet entretien a été l'occasion de rappeler la volonté mutuelle de prendre des décisions effectives et des mesures concrètes qui permettront de renforcer davantage les liens de fraternité chargés d'histoire, les relations de coopération, de collaboration et d'intégration qui existent entre les deux pays au profit des deux peuples frères, pour un avenir commun et uni, a indiqué le communiqué.
Par ailleurs, "l'importance de continuer à travailler, à tous les niveaux, afin d'utiliser correctement les grandes capacités dont disposent les deux pays, de mettre en œuvre le riche cadre juridique, d'activer les nombreux mécanismes de coopération dans divers secteurs, de relever les défis, de surmonter les difficultés via des solutions appropriées ont été au menu de la rencontre". Toujours selon la même source, l'objectif est d'accroître encore le volume de la coopération économique et des échanges commerciaux, à stimuler les investissements dans les deux pays et à faciliter le déplacement des personnes, des biens et des fonds.
Au cours de cette rencontre, Saïed a réaffirmé la position ferme de la Tunisie pour une solution inter-libyenne à la crise en Libye.
Rappelons que le porte-parole du gouvernement d’union nationale libyen, Mohamed Hammouda, a indiqué, mardi, dans un communiqué que le Premier ministre libyen sera accompagné du "gouverneur de la Banque centrale libyenne, Al-Siddiq Al-Kabir, du président de la Cour des comptes, du vice-Premier ministre et de plusieurs ministres ainsi que des chefs d’appareils sécuritaires".
Il a expliqué que cette visite était une occasion pour le deux parties de "discuter d'un certain nombre de dossiers économiques, commerciaux et sécuritaires qui concernent les deux pays frères".
Le 16 novembre courant, une délégation tunisienne avait signé un accord de coopération économique avec le gouvernement d'union nationale dans la capitale libyenne Tripoli.
Lors de sa rencontre avec la délégation tunisienne, Dbeibeh avait insisté sur "l’impératif d'intensifier la coopération sécuritaire entre la Libye et la Tunisie, et d'accroître les échanges commerciaux entre les deux pays", selon un communiqué du gouvernement libyen.
- L'Harissa inscrite sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO (AA)
Inscrit en 2022 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, l'élément "La harissa, savoirs, savoir-faire et pratiques culinaires et sociales" vient d'être inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO à l'occasion de la 17e session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel qui se tient du 28 novembre au 3 décembre 2022 à Rabat (Maroc) et qui vient d'approuver une série de nouvelles inscriptions. C'est ce qu'a rapporté l'agence Tunis Afrique Presse (TAP/officiel).
La Harissa, un assaisonnement à base de purée de piments rouges, fait partie intégrante des provisions domestiques et des traditions culinaires et alimentaires quotidiennes de la société tunisienne. Elle est le plus souvent préparée par les femmes dans un cadre familial ou vicinal convivial et festif. On la prépare en soumettant les piments à un séchage au soleil avant de les fendre, de les équeuter et de les égrener. Les piments sont ensuite lavés, assaisonnés avec du sel, de l'ail et de la coriandre et broyés dans un mortier pilon ou dans un hachoir à viande manuel. La harissa est conservée dans des bocaux en verre ou en terre pour être utilisée ultérieurement. La culture du piment obéit à un calendrier agraire prohibant l'ensemencement pendant certaines périodes car cela porterait malheur. Des piments sont accrochés à des métiers à tisser et des répliques en corail sont utilisées pour conjurer le mauvais sort. Les connaissances et savoir-faire nécessaires à la culture du piment sont transmis au sein des communautés d'agriculteurs ou dans des instituts d'agronomie.
Adoptée en octobre 2003 et ratifiée par 180 pays, la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel vise à sauvegarder les connaissances, les savoir-faire, l'artisanat traditionnel ainsi que les pratiques culturelles transmises de génération en génération, comme les traditions orales et les arts du spectacle par exemple, lit-on de même source.
- Kaïs Saïed : "L’Etat ne renonce pas à subventionner les produits de base" (AA)
"Dans le cadre de l'exercice de son rôle dans la consécration de la justice sociale, l'Etat ne renonce pas à subventionner les produits de base contrairement à ce qui a été relayé à ce sujet". C'est ce qu'a déclaré le président de la République, Kaïs Saïed, alors qu'il recevait, jeudi, la Cheffe du gouvernement, Najla Bouden, au Palais de Carthage, selon un communiqué de la Présidence.
Saïed a mis l'accent sur l'impératif d'œuvrer constamment à baisser les prix et a précisé ce qui suit: "Ceux qui s'activent à augmenter les prix ou à stocker illicitement certains produits ont des desseins qui s'opposent aux revendications légitimes du peuple tunisien au travail, à la liberté et à la dignité nationale".
Tout en réaffirmant son attachement au rôle social de l'Etat, Kaïs Saïed a fait savoir qu'il n'y avait pas de place pour céder les entreprises et les établissements publics et qu'il fallait par contre les assainir et éliminer les causes qui ont conduit à la situation dans laquelle la majorité d'entre eux se trouvent.
"La justice sociale est l'essence même de la stabilité et ne peut être réalisée que par la répartition équitable des richesses et l'éradication de la corruption qui gangrène plusieurs entreprises", a-t-il encore affirmé, selon la même source.
- Le président du TABC appelle à l'accélération la promulgation du nouveau code des changes (TAP)
Le président du Conseil d'affaires Tuniso-africain (Tunisia-Africa Business Council- TABC), Anis Jaziri a appelé, jeudi, à Tunis, à accélérer la promulgation du nouveau code des changes afin de favoriser l’investissement et de faciliter l’implantation des sociétés libyennes en Tunisie.
S’exprimant lors d’une conférence de presse consacrée à l’annonce de la tenue de la 1ère édition du salon tuniso-libyen pour le développement du commerce et de l’industrie à Misrata, en Libye, Jaziri a suggéré de publier un décret-loi visant à remédier à cette question en attendant la promulgation d’une nouvelle réglementation des changes.
Selon lui, la refonte du code des changes permettra de faciliter les opérations financières des Libyens en Tunisie, de leur offrir la possibilité d’ouvrir un compte bancaire en devises et de lever les freins aux startups. Il a, par ailleurs, souligné que la Tunisie et la Libye partagent un destin commun et jouissent d’un positionnement stratégique en Afrique, appelant dans ce sens à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays. "Les entreprises tunisiennes sont capables aujourd’hui de regagner leur place sur le marché libyen et de générer des postes d’emploi aux tunisiens installés en Libye ", a-t-il déclaré.
Et d’ajouter que les Libyens sont prédisposés aujourd’hui à consolider les relations économiques avec la Tunisie.Les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Libye on atteint, jusqu’à fin août 2022, près de 2000 millions de dinars, d’après Jaziri, précisant qu’ils sont susceptibles d’atteindre les 2600 millions de dinars vers la fin de cette année.