AA / Tunis
*Tunisie : Des protestataires contre les mesures de Saïed tentent d'atteindre le siège du Parlement (AA)
Des milliers de Tunisiens ont pris part, dimanche, à une manifestation dans la rue jouxtant le siège du Parlement, dans la capitale Tunis, en guise de protestation contre les mesures "exceptionnelles" du Président Kaïs Saïed. Certains manifestants ont enlevé les barrières de sécurité essayant d'atteindre le Parlement.
La manifestation fait suite à l'appel de l'initiative "Citoyens contre le coup d'Etat" d'organiser un mouvement de protestation "pour défendre la légitimité constitutionnelle et parlementaire et faire preuve de solidarité avec le pouvoir judiciaire contre les tentatives de le mettre à genoux".
Des manifestants ont enlevé les barrières de sécurité posées dans le périmètre du Parlement, dans une tentative d'atteindre le bâtiment, après avoir été empêchés par les forces de l'ordre d'y approcher.
Les protestataires ont brandi des slogans appelant à la liberté d'expression, à "faire échouer le coup d'Etat" et au retour aux institutions légitimes, dénonçant le processus entrepris par le Président Saïed.
Un fort dispositif sécuritaire a été déployé à la Place du Bardo empêchant les manifestants d'y accéder.
Samedi, l'initiative "Citoyens contre le coup d'Etat", formée d'activistes des droits de l'homme et de citoyens, a accusé les autorités du pays d'entraver l'arrivée de citoyens à la capitale pour participer à la manifestation de dimanche.
*"Citoyens contre le coup d'Etat" en Tunisie : Nous ne bougerons pas de la Place du Bardo jusqu'à l'ouverture de l'accès au Parlement (AA)
Le membre de l'initiative "Citoyens contre le coup d'Etat" en Tunisie, Jawhar Ben Mbarek, a affirmé, dimanche, qu'ils "ne bougeront pas" de la Place du Bardo, jusqu'à la levée des barrières de sécurité et l'ouverture de l'accès au Parlement.
Ben Mbarek s'exprimait devant des milliers de manifestants réunis à la Place du Bardo, en face du Parlement, pour protester contre les mesures "exceptionnelles" entreprises par le Président Kaïs Saïed le 25 juillet dernier.
Nombre de manifestants avaient enlevé, dans la matinée, les barrières de sécurité posées dans le périmètre du Parlement, dans une tentative d'atteindre le bâtiment, après avoir été empêchés par les forces de l'ordre d'y approcher.
*Tunis / Manifestation anti-Saïed : Un « protocole sécuritaire » à un kilomètre à la ronde (AA)
Un dispositif sécuritaire important a été mis en place, à un kilomètre à la ronde, par les forces de l’ordre et ce, depuis les premières heures de la matinée ce dimanche 14 novembre, afin de bloquer tous les accès menant au siège du Parlement tunisien au Bardo. Un seul point d’accès au niveau de l’Avenue 20 mars a été laissé libre aux manifestants pour organiser leur sit-in, et exprimer leur opposition aux décisions du Président, Kaïs Saïed.
Toutes les voies menant au siège du Parlement tunisien au Bardo dans la capitale Tunis, ayant été bloquées, les protestataires se sont rassemblés, en fin de compte au niveau de l’Avenue 20 mars dans la capitale Tunis.
Plusieurs protestataires ont dénoncé la fermeture de tous les accès menant au siège du Parlement, par les forces de sécurité, qualifiant cette mesure d’« embargo » imposé par la « police de Kaïs Saïed ».
*Tunisie : la situation générale dans le pays au centre de l'entretien entre Saïed et le S.G. de la Centrale Syndicale (AA)
Le président tunisien Kaïs Saïed et le secrétaire général de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT - la plus importante organisation syndicale du pays), Noureddine Taboubi, ont abordé la situation générale qui prévaut dans le pays.
Au cours de cet entretien téléphonique, "l'importance d'accélérer le processus du 25 juillet a été soulignée, afin qu'il constitue véritablement une occasion historique de rompre avec la décennie (la période depuis la révolution de 2011 jusqu'à aujourd'hui), laquelle a été dominée par l'échec."
Ces informations interviennent au moment où une manifestation importante a été organisée par des milliers de Tunisiens sur la place du Bardo, près du parlement, dans le centre de la capitale, pour dénoncer les mesures d'exception prises par Saïed.
Pour sa part, le ministère de l'Intérieur a indiqué que le nombre de personnes présentes à la manifestation sur la place du Bardo, à une heure de l'après-midi dimanche (12 heures GMT), était d'environ 1 000 personnes.
*Tunisie : Ennahdha annonce son soutien à l'initiative "Citoyens contre le coup d'État" (AA)
Le mouvement Ennahdha a annoncé son soutien au mouvement pacifique organisé par l'initiative "Citoyens contre le coup d'État" dans le centre de Tunis, dimanche, contre les mesures d'exception mises en place par le président du pays, Kaïs Saïed.
Ennahdha, plus grand bloc parlementaire avec 53 députés sur 217, a déclaré dans un communiqué : "Au lieu de respecter la loi et de tenir leurs engagements, les autorités se sont empressées de faire obstacle à cette manifestation, empêchant les manifestants d'atteindre la capitale et arrêtant les voitures sur les routes."
Et le mouvement d'ajouter : "Les papiers de certaines voitures ont été saisis et leurs passagers contraints de retourner d'où ils venaient. Des points de contrôle ont été mis en place dans les régions pour empêcher un grand nombre de citoyens de se rassembler sur les routes fermées et les agences de voyage ont été empêchées de louer des bus, tandis que les transports publics ont été perturbés par divers moyens."
Le communiqué signale également que certains citoyens qui protestaient contre cette fermeture des routes ont été conduits dans des postes de sécurité et harcelés, tandis que les manifestants ont été empêchés d'atteindre la place du Bardo, au moyen de barrières interdisant tous les accès à la place, avec une très forte présence sécuritaire.
Ennahdha a exprimé son soutien à ce mouvement légal et pacifique, et sa pleine solidarité avec tous ceux qui ont été soumis à des abus contre leurs droits naturels et légaux de la part des services de sécurité pour se déplacer dans leur patrie et exprimer leurs positions, notamment en s'opposant au coup d'État de Kaïs Saïed contre la constitution, la révolution et la volonté du peuple.