Wejden Jlassi
24 Avril 2022•Mise à jour: 24 Avril 2022
AA/Tunis
*Tunisie: la coordination des « partis sociaux-démocrates » rejette l’amendement de la loi organique relative à l’Isie (AA)
La coordination des « partis sociaux-démocrates » en Tunisie, a fait part, samedi, de son rejet du décret-loi modifiant la loi organique et la composition de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), paraphé jeudi par le président de la République, Kaïs Saïed.
La coordination des « partis sociaux-démocrates », regroupe les formations politiques du « Courant démocrate », du « Forum démocratique pour le travail et les libertés » (Ettakatol) et du « Parti républicain » (Al Jomhouri).
Cette décision marque, selon eux, le retour par la grande porte de la Tunisie à l'ère de la fraude électorale et de la compromission de l'expression du corps électoral.
La coordination des « partis sociaux-démocrates », estime que ce décret-loi, « a démasqué le programme du (président) Kaïs Saïed visant à instaurer un régime autoritaire et dictatorial dans lequel le peuple ne peut aucunement exercer sa souveraineté en choisissant librement ses représentants, comme l'exige la pratique démocratique ».
Les trois partis appellent à « mobiliser toutes les forces vives du pays pour imposer le retour à la démocratie, mettre fin au coup d'État contre la Constitution et faire face aux tentatives de démantèlement de l'État ».
Le décret-loi modifiant la loi organique et la composition de l'Instance supérieure indépendante pour les élections, a été publié vendredi au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT).
En vertu de ce décret-loi, le président de la République désigne les sept membres de l’Isie.
*L’ONU met en garde Kais Saied contre « l’éloignement » de la Tunisie de la démocratie (AA)
La porte-parole associée du Secrétaire général de l’ONU, Eri Kaneko, a réagi à la dernière décision de changer la composition de l’ISIE et d’amender la loi organique relative à celle-ci en adressant une mise en garde.
L’ONU a mis en garde, hier, contre un « éloignement » de la Tunisie de la démocratie, mettant l’accent sur l’importance que revêt le dialogue entre les différents protagonistes.
La porte-parole onusienne a formulé l’espoir de voir « un dialogue tunisien de nature à ce qu’il soit permanent ». « La poursuite d’un tel dialogue sera à même d’éviter l’enlisement de la Tunisie dans un processus qui l’éloignera de la démocratie », a ajouté Eri Kaneko.
*Le SNJT appelle au respect de la liberté de presse (Mosaïque Fm)
Le Syndicat national des journalistes tunisiens a appelé au respect du principe de la liberté de presse et des médias et du droit de l'action syndicale, qui sont inscrits dans la Constitution et dans tous les traités et chartes internationaux, soulignant la nécessité d'adopter le principe de participation et de dialogue concernant toute mesure liée au secteur.
Le syndicat indiqué que son bureau exécutif élargi restera en session permanente et mènera des mouvements de protestation, à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai de chaque année, et va organiser une marche pacifique qui prendra comme point de départ le siège du SNJT.
D'autres mouvements de protestation sont prévus et seront annoncés lors de la conférence de presse qui sera consacrée à la présentation du rapport annuel sur la réalité des libertés de la presse en Tunisie.
Le Syndicat a souligné que la réunion de son bureau exécutif intervient à la lumière d'une situation de crise à tous les niveaux et d'un tournant dangereux qui menace la voie démocratique, au premier rang desquels la liberté des médias, et vise des composantes de la société civile et politique, réaffirmant la poursuite de la pratique de la politique d'impunité et d'atteinte au droit d'accès à l'information.
Dans ce contexte, le Syndicat a mis en garde contre cette obstruction et ce mépris des droits des journalistes et des citoyens tunisiens en général.