Melike Pala,Beraa Göktürk
12 Mai 2024•Mise à jour: 13 Mai 2024
AA / Ankara / Melike Pala
Josep Borrell, haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a déclaré ''que les ordres israéliens d'évacuations forcés de civils à Rafah vers des zones dangereuses sont inacceptables''.
C'est ce qui ressort d'un post publié dimanche à propos des conditions de vie des civils dans la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
''Israël est tenu, en vertu du droit international, d'assurer la protection des civils'', a rappelé Borrell.
Il est inacceptable, fustige-t-il, de forcer les civils de Rafah à se déplacer vers des zones dangereuses".
Et d'ajouter, ''nous continuons d'exhorter Israël à renoncer à son opération terrestre à Rafah, qui aggraverait la crise humanitaire déjà désastreuse''.
Lundi matin, l'armée israélienne a annoncé le début d'une opération militaire à Rafah, prétendant qu'elle était de ''portée limitée'', incitant 100 000 Palestiniens à "l'évacuation forcée" de la ville vers Al-Mawasi, une zone située au sud-ouest de la bande de Gaza.
Malgré les avertissements internationaux concernant l'extension des opérations militaires à Rafah, l'armée israélienne a appelé samedi matin au déplacement immédiat des habitants des quartiers du centre de la ville, élargissant ainsi ses opérations, qui ont débuté lundi, dans l'est de la ville.
Samedi, le Hamas a mis en garde contre les répercussions du contrôle par l’armée israélienne du poste-frontière de Rafah et de sa fermeture pour le cinquième jour consécutif, ce qui ''laisse présager une catastrophe humanitaire et une famine imminente dans toute la bande de Gaza assiégée''.
Israël poursuit sa guerre contre l'enclave palestinienne malgré l'adoption d'une résolution de cessez-le-feu immédiat par le Conseil de sécurité de l'ONU et malgré sa comparution devant la Cour internationale de Justice pour des crimes de ''génocide''.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni