Mourad Belhaj
27 Octobre 2020•Mise à jour: 27 Octobre 2020
AA / Ankara
Un tribunal bolivien a annulé les accusations de terrorisme et de sédition portées contre l'ancien président bolivien Evo Morales, peu après la victoire écrasante de Luis Arce, candidat du parti de gauche Mouvement pour le socialisme (MAS).
L'avocat de Morales, Wilfredo Chavez, a déclaré lundi à l'agence de presse espagnole EFE, qu'un mandat d'arrêt et un acte d'accusation figuraient également parmi les éléments annulés de la procédure judiciaire.
Le processus lancé par le gouvernement intérimaire de la sénatrice de droite Jeanine Anez " demeure au point mort " concernant Morales, car " les procédures régulières en matière de communication juridique internationale n'ont pas été respectées ", pour informer Morales ou l'appeler à témoigner, a déclaré Maître Chavez.
La décision est intervenue quelques jours après que le parti de Morales, le MAS, ait remporté les élections avec 55,1% des voix.
Morales a été accusé de terrorisme et de sédition en novembre dernier, peu de temps après avoir démissionné de son poste sous la pression militaire et avoir pris asile au Mexique avant de se rendre en Argentine, où il réside désormais.
Le gouvernement intérimaire a également demandé à Interpol d'émettre un mandat d'arrêt contre l'ancien président, mais cette demande a été rejetée par l'organisation, qui a estimé que les accusations portées contre Morales relevaient du "crime politique".
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj