Mourad Belhaj
13 Novembre 2019•Mise à jour: 14 Novembre 2019
AA – Bogota – Lokman Ilhan
Environ une quarantaine de personnes ont été blessées lors des manifestations et des violences en Bolivie.
Les médias locaux ont rapporté, mardi, que 39 personnes avaient été blessées au cours des manifestations qui se sont transformées en violences entre partisans de l'opposition et du Président sortant, Evo Morales, dans la capitale La Paz et dans plusieurs autres villes.
Lors d'affrontements nocturnes entre les deux parties, dans différentes zones de la province de Cochabamba, trois manifestants ont été blessés par balles, indiquent les médias.
Et de souligner que certains des manifestants avaient incendié le commandement de la garnison militaire dans la ville de Saga.
Un groupe pro-Morales a également pris d'assaut un commissariat de police, dans la province rurale de Santa Cruz, selon les médias.
Dans la capitale, La Paz, des membres du parti Morales, le Mouvement vers le socialisme, ont défilé en exigeant que l'opposition respecte le drapeau indien qui a été pris pour cible lors de certaines manifestations.
L'armée a pris des mesures de sécurité intensives lors de la manifestation, qui a vu le drapeau des Amérindiens hissé sur un monument historique situé au centre de la ville.
Au cours de la manifestation, des représentants du Centre des travailleurs boliviens (pro-Morales) ont averti l'opposition qu'une grève générale pourrait être déclarée dans le pays, si la situation ne redevenait pas normale dans les 24 heures.
Les manifestations et les violences en cours en Bolivie ont fait au total trois morts et plus de 400 blessés.
Mardi, des quotidiens locaux en Bolivie ont annoncé que Jeanine Anez, vice-présidente du Sénat, s'était déclarée Présidente par intérim.
Morales avait annoncé, dimanche, qu’il démissionnait de son poste, suite à l’appel de l'armée qui lui a intimé de quitter ses fonctions pour maintenir la stabilité du pays.
Morales a démissionné sous la pression des troubles et des protestations qu’a connus le pays après qu'il ait été déclaré vainqueur d'un quatrième mandat, ce que les opposants au Président ont rejeté, affirmant que l'élection était "truquée".
Morales dirigeait la Bolivie depuis 2006.
Morales avait publié un tweet d’adieu, lundi, après sa démission à la suite d’élections controversées et a déclaré qu’il accepterait l’offre d’asile au Mexique, mais qu’il reviendrait bientôt "avec plus de force et d’énergie".
Mardi, Morales est arrivé au Mexique après avoir obtenu l'asile politique et a été reçu par le ministre des Affaires étrangères du Mexique, Marcelo Ebrard, à son arrivée à l'aéroport de Mexico.