AA/Melbourne/ Jill Fraser
L’islamophobie a de nouveau fait éruption, dimanche, pour la deuxième journée consécutive, dans les villes d’Australie. Les militants antiracistes se sont heurtés à des manifestants islamophobes.
La police montée s’est mobilisée pour séparer les deux camps dans la ville de Sidney.
Des activistes antiracistes ont affirmé à Anadolu que la police a fait usage de «brutalité», à Melbourne, soulignant que du gaz au poivre a été pulvérisé indifféremment sur la foule. Plus de 100 personnes avaient besoin de soins.
Un communiqué publié par le collectif « Street Medic » de Melbourne, dont Anadolu a reçu une copie, affirme que le gaz au poivre a même été pulvérisé sur «un homme blessé qui avait du mal à respirer, en train de s’évanouir, dans l’attente d’une ambulance».
De son côté, le porte-parole du Conseil islamique de Victoria, Kuranda Seyit, qui avait assisté à la manifestation de samedi, à Melbourne, a affirmé à Anadolu que l’usage du gaz au poivre par la police était «excessif».
Seyit s’est dit «attristé» par la violence et le manque de tolérance affichés par les deux camps. Il a déclaré: "Le message contre le racisme s’est perdu dans la violence entre les Rednecks et les anarchistes antifascistes".
Quatre personnes ont été arrêtées à Melbourne. Cinq arrestations ont eu lieu dimanche à Sidney, à la suite de heurts entre les manifestants islamophobes du mouvement «Reclaim Australia» et un groupe antiraciste.