Nadia Chahed
08 Mai 2017•Mise à jour: 08 Mai 2017
AA/Brazzaville/Rosie Tshanda
Aucune action ou déclaration de pourvoi ne sera introduite auprès du Président de la Cour d’appel de Pointe-Noire (Extrême-sud du Congo) par les avocats de l'opposant Modeste Boukadia, condamné mercredi dernier, à 30 ans de travaux forcés, pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", a indiqué lundi à Anadolu l'un de ses avocats, Me Magloire Sengha
Modeste Boukadia, âgé de 63 ans, président du "Cercle des Démocrates Républicains du Congo" ( CDRC-opposition), avait été interpellé à sa descente d’avion le 15 Janvier 2016, à l’aéroport international de Maya Maya à Brazzaville, par les services de sécurité ,en provenance de la France, et avait été transféré à la Maison d’Arrêt de Pointe-Noire.
Il lui est également reproché d’avoir envisagé d’organiser un référendum d’autodétermination de l’Etat du Sud-Congo. Ce dernier a, notamment, été membre de la commission économique et sociale lors de la conférence nationale souveraine de 1991 qui a ouvert le Congo au multipartisme.
Joint au téléphone lundi par Anadolu, Me Magloire Sengha a indiqué que le conseil des avocats de Boukadia avait déjà déposé une déclaration de pourvoi avant de la retirer sur demande de leur client, qui préfère purger sa peine, qu'il qualifie « de décision politique ».
Modeste Boukadia rejoint ainsi la liste de divers opposants politiques emprisonnés au Congo pour raisons diverses comme André Okombi Salissan, Jean Marie Michel Mokoko et Paulin Makaya.