Arrivée de l’émissaire onusien pour le Yémen à Riyad
- Après l’échec de la deuxième fois de sa visite à Sanaa.
Hatem Kattou
06 Mai 2018•Mise à jour: 07 Mai 2018
Yemen
AA / Yémen / Assem Abdessalem L’émissaire onusien pour le Yémen, Martin Griffiths, est arrivé, dimanche, dans la capitale saoudienne, Riyad, après l’échec pour la deuxième fois de sa visite à la capitale yéménite.
Des sources proches de l’envoyé onusien ont déclaré à Anadolu que Griffiths est arrivé à Riyad dans le cadre d’une deuxième tournée pour relancer les discussions de paix, à l’effet de rencontrer les responsables du gouvernement légitime.
Il était attendu quen Griffith se déplace à Sanaa, hier samedi. Cependant, les arrangements pris pour cette visite ont échoué pour la deuxième fois, depuis la mort du deuxième homme du groupe houthi, Salah al-Sammad.
Le 19 avril écoulé, les Houthis ont annoncé la mort de al-Sammad dans un raid lancé par les forces de la coalition arabe dans la province d’al-Hudayudah (ouest).
L’envoyé onusien a dut se déplacer à Mascate et rencontrer le porte-parole des houthis et chef de la délégation aux négociations, Mohamed Abdessalem.
L’émissaire de l’ONU s’emploie à discuter avec l’ensemble des parties yéménites pour élaborer une feuille de route devant être soumise au Conseil du sécurité des Nations Unis au mois de juin prochain.
En mars dernier, Griffith avait annoncé qu’il envisageait d’officier un processus politique global et promis de travailler avec tous les protagonistes yéménites sans exception ni exclusive. Martin Griffiths est le troisième émissaire onusien pour le Yémen, un pays en proie à une guerre depuis plus de trois ans. Il succède à ce poste au mauritanien Ismael Oueld Cheikh Ahmed.
Le processus de paix au Yémén trébuche depuis la suspension des pourparlers du Koweït, le 6 août 2016, qui étaient parrainés par les Nations unies pendant 90 jours.
Le groupe houthi et le parti du « Congrès populaire général » (parti de l’ancien président disparu Ali Abdallah Salah) avaient à l’époque refusé de signer un accord de paix accueilli favorablement par le gouvernement légitime, reconnu par la communauté internationale.