Ayse Bashoruz
04 Juillet 2026•Mise à jour: 04 Juillet 2026
AA / Istanbul
Les autorités françaises indiquent qu’une déclaration politique a été adoptée afin de renforcer la coopération régionale et internationale contre les trafics, notamment dans les domaines du narcotrafic, du blanchiment, de la corruption et de la sécurisation des infrastructures portuaires et aéroportuaires.
Selon les données communiquées par le ministère français de l’Intérieur, les saisies de stupéfiants en haute mer dans la zone Antilles-Guyane ont augmenté de 30 % en un an, passant de 28 tonnes en 2024 à 35,7 tonnes en 2025, illustrant une intensification des flux criminels dans la région.
La conférence a réuni des représentants de 14 États de la CARICOM, plusieurs pays d’Amérique latine (Colombie, Pérou, Bolivie), des membres du G7 ainsi que des partenaires européens et régionaux, en plus de plusieurs organisations internationales.
À l’issue des travaux, le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Jean-Didier Berger, a présenté le plan Antilles-Guyane de lutte contre le narcotrafic, articulé autour de cinq axes, dont le renforcement de la coopération régionale, la surveillance des frontières et la protection des agents publics.
Les autorités françaises évoquent une situation marquée par la montée des trafics dans la zone et la nécessité d’une coordination accrue entre États. La mise en œuvre opérationnelle du plan doit être précisée dans les prochains mois.