Ekip
03 Novembre 2020•Mise à jour: 03 Novembre 2020
AA / Ramallah
Le détenu palestinien Maher Al-Akhras entame ce mardi son 100e jour de grève de la faim, en signe de protestation contre la détention administrative dont il fait l’objet (sans chef d’accusation ni jugement). Des voix palestiniennes ont exprimé leurs vives craintes pour sa vie.
Al-Akhras, âgé de 49 ans, a été arrêté le 27 juillet par les autorités israéliennes qui l'ont placé en détention administrative, ce qui a motivé sa grève de la faim.
Le chef de la commission chargée des questions relatives aux prisonniers (organe officiel), Qadri Abu Bakr, a mis en garde contre la gravité de l'état de santé du détenu Al-Akhras.
Lors d'un entretien téléphonique avec l'Agence Anadolu, Abu Bakr a déclaré qu’Al-Akhras est dans un état de santé très critique et que les craintes pour sa vie sont élevées.
Abu Bakr a tenu à faire porter la pleine responsabilité à Israël concernant le sort d'Al-Akhras, soulignant qu’aucune de ses demandes n’a reçu d’écho positif.
Et d’ajouter : « Actuellement, des efforts conjoints entre les palestiniens et des organismes internationaux, visent à obtenir la libération du gréviste de la faim ».
Abu Bakr a aussi indiqué que la partie palestinienne avait sollicité plusieurs organes internationaux, y compris le Secrétaire général des Nations Unies et les ministres des affaires étrangères de plusieurs pays.
« Al-Akhras entame son 100e jour de grève, exigeant sa mise en liberté et subissant la loi injuste sur la détention administrative », a-t-il déclaré.
La détention administrative est une décision d’emprisonnement sans chef d’accusation ni jugement, pour une durée de 6 mois, avec la possibilité de prolonger ce délai.
Les organisations de défense des droits de l'homme estiment le nombre de détenus palestiniens dans les prisons israéliennes à approximativement 4 400, dont 39 femmes, près de 155 enfants et environ 350 détenus administratifs.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.