Meher Hajbi
06 Mars 2020•Mise à jour: 06 Mars 2020
AA - Kaboul
L’attaque armée menée contre un événement dans la capitale afghane, Kaboul, auquel participaient des dirigeants politiques, a fait 27 morts, ont fait savoir les autorités afghanes, dans un communiqué rendu public, vendredi.
"Cette attaque est une manoeuvre politique et un coup d'État contre la démocratie, a déploré Batur Dostum, fils de Rashid Dostum, premier vice-Président de l'Afghanistan. Trois roquettes ont atterri dans la zone aménagée pour les politiciens."
L'attaque a eu lieu lors d'une cérémonie, dans la région de Musalla, à l'occasion de l'anniversaire de la mort de l'ancien chef national Hazara, Abdul Ali Mazari, en présence du chef de l’exécutif, Abdullah Abdullah, du chef du Haut conseil de la Shura pour la paix, Karim Khalili et du chef du groupe ethnique Hazara en Afghanistan, Muhammad Mohaqiq.
Pour le Président afghan, Ashraf Ghani, “cette attaque est un crime contre l'humanité et l'unité nationale en Afghanistan”. De leur côté, les Taliban ont nié tout lien avec l'attaque.
Selon des témoins oculaires, l'attaque a été suivie d'affrontements entre des hommes armés et la police afghane alors que l’offensive n’a pas été revendiquée.
Il est à rappeler que le 29 février, un accord entre les États-Unis et les Taliban, ouvrant la voie au retrait progressif des États-Unis d'Afghanistan a été signé dans la capitale du Qatar, Doha.
L'accord stipulait que le nombre de soldats devrait passer d'environ 13 000 à 8 600 militaires en 135 jours. Il prévoyait également la libération de jusqu'à 5 000 prisonniers taliban, contre 10 000 prisonniers du gouvernement afghan d'ici le 10 mars.
Cependant, le Président afghan, Ashraf Ghani s'est opposé à la question de la libération des prisonniers comme condition pour entamer des pourparlers directs entre Kaboul et les Taliban.
En réponse, les Taliban ont annoncé qu'ils reprendraient leurs attaques contre les forces gouvernementales, après leur engagement en faveur d'un accord de "réduction de violence" de 7 jours, la semaine dernière.