AA/ Tunis
Avec la signature lundi à Doha, du troisième contrat en 2015 de vente de Rafales pour l'équivalent de 7 milliards USD, l'avion de combat français, "multirôle", semble confirmer l'inversion de la malédiction qui le frappait depuis 1988, année de son lancement.
Affabulé, un moment, selon des médias français, du sobriquet de l'avion "le plus presque vendu au monde", la finalisation de la commercialisation des Rafales français était systématiquement vouée à l'échec, les marchés étrangers lui préférant, souvent et après d'âpres négociations, des avions américains.
Le constructeur français Dassault Aviation aura ainsi mulitplié les fiasco aux Pays Bas (2002), en Corée du Sud (2002), au Singapour (2005) au Maroc (2007) et au Brésil (2013), le réduisant à une dimension purement nationale, en tant que fournisseur de l'armée française.
La vente de 24 Rafales au Qatar, semble, toutefois, inverser cette tendance. Elle intervient, également, moins d'un mois après l'acquisition par l'Inde de 36 Rafales à 5.6 milliards USD, et l'achat par l'Egypte de 24 Rafales à 5.9 milliard USD.
Cette tendance positive semble se confirmer avec des discussions "prometteuses", selon des sources au sein de Dassault Aviation, avec la Malaisie pour la vente de 16 appareils et aux Émirats Arabes Unis de 60 avions.