Zuhal Demirci,Meltem Bulur,Nur Asena GÜLSOY
15 Novembre 2016•Mise à jour: 15 Novembre 2016
AA – Ankara – Nur Gülsoy
C'est à la Turquie de décider de la poursuite ou de l'arrêt du processus d'adhésion à l'Union européenne (UE), a déclaré, mardi, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank Walter Steinmeier.
Le chef de la diplomatie allemande animait une conférence de presse conjointe avec son homologue turc, Mevlut Cavusoglu, à l'issue de leur entretien, mardi, à Ankara.
Il a commenté l'état actuel des lieux des relations établies entre l'Union et la Turquie, et le débat sur la cessation des négociations en prévision de l'adhésion.
"Certains estiment qu'il serait plus convenable d'arrêter les négociations", a déclaré Steinmeier. "J'ai un autre point de vue que j'ai exprimé d'ailleurs. J'estime que c'est à la Turquie de décider de la poursuite ou non des négociations pour l'adhésion. Ce n'est pas une décision à prendre par une telle ou telle capitale européenne", a-t-il encore lancé.
Le ministre allemand a qualifié, par ailleurs, d'"incompréhensibles" les critiques selon lesquelles l'Allemagne serait un havre pour les terroristes du PKK, rappelant que son pays a reconnu ce groupe comme "organisation terroriste".
Pour Steinmeier, il faut identifier également des solutions politiques au terrorisme qui ne pourra pas être éradiqué par le biais de mesures militaires uniquement.
"Nous estimons qu'il faut relancer un processus politique et pour ce faire, il faut que le PKK abandonne ses armes", a noté Steinmeier. "Nous agissons suivant la loi allemande quant aux actes terroristes du PKK et environ 4 000 enquêtes et procès ont été lancés"
Steinmeier a insisté sur le fait que la Turquie et l'Allemagne luttent ensemble contre le terrorisme du PKK et de Daech.
En outre, le ministre allemand a rappelé que son pays a condamné la tentative de coup d'État raté du 15 juillet et conclu dans ce sens : «Je réitère notre soutien à ceux qui défendent les institutions démocratiques en Turquie.»