Ayşe Başhoruz
18 Septembre 2026•Mise à jour: 18 Septembre 2026
AA / Istanbul / Ayse Bashoruz
Un gardien de la paix de 35 ans, affecté dans les Yvelines, a été mis en examen et placé en détention provisoire après son interpellation le 23 août par les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (SDAT), dans une enquête portant notamment sur une « préparation individuelle à la commission d’un acte de terrorisme », jeudi selon TF1, citant le Parquet national antiterroriste (PNAT) et des sources judiciaires.
Le policier, qui aurait entretenu des liens avec la mouvance d’ultradroite, est soupçonné d’avoir envisagé des actions violentes visant des intérêts de l’État et des institutions françaises. Les enquêteurs se sont notamment intéressés à ses publications en ligne ainsi qu’à ses liens avec cette mouvance.
L’information judiciaire porte également sur la « fabrication et détention d’armes de catégorie A ou B en relation avec une entreprise terroriste » et la « provocation à un acte de terrorisme au moyen d’un service de communication en ligne », selon TF1.
L’interpellation est intervenue le 23 août, à la sortie du lieu de travail du policier. Celui-ci a ensuite été placé en garde à vue pendant 96 heures, avant l’ouverture, le 27 août, d’une information judiciaire par le Parquet national antiterroriste.
Les enquêteurs soupçonnent par ailleurs le fonctionnaire d’avoir fabriqué ou envisagé de fabriquer des armes à l’aide d’une imprimante 3D. Des perquisitions menées à son domicile et dans son véhicule ont permis, selon TF1, de retrouver des pièces d’armes.
Le Parquet national antiterroriste a confirmé à TF1/LCI l’ouverture de l’information judiciaire.