AA/ Tunis/ Rachid Jarray
La Tunisie a entamé une nouvelle phase de réformes bancaires et financières afin d’être en phase avec les mutations profondes que connaît le monde d’aujourd’hui, a lancé le ministre tunisien de l’économie et des finances, Abdelhakim Ben Hammouda.
S’exprimant lors d’une conférence des présidents des banques maghrébines, tenue, vendredi à Tunis, le ministre a souligné que les réformes du secteur bancaire en Tunisie s’articulent autour de "la recapitalisation de trois banques publiques, d’un partenariat financier avec certains pays, outre le soutien des petites entreprises de manière à promouvoir leur rentabilité".
Les trois banques publiques sont respectivement la Banque de l’Habitat (BH), la Banque Nationale Agricole (BNA) et la Société tunisienne de Banque (STB), représentent le pilier du secteur bancaire en Tunisie, dès lors qu’elles représentent 40% du volume des transactions de l’économie nationale.
Ses actifs contribuent à raison de 23 % du financement global de l’économie, a cité le ministre.
Un rapport publié, mercredi dernier, par la Banque Mondiale (BM) a fait ressortir que « la réalisation des réformes dans le secteur bancaire en Tunisie est de nature à offrir 10 milliards USD de facilités de crédit additionnelles en faveur des entreprises tunisiennes au pendant dix ans ».
Une telle mesure ne manquera pas de créer plus de 38 mille postes d’emploi chaque année, toujours selon le rapport.
Le ministre tunisien a plaidé aussi en faveur de la coopération entre les différentes banques et établissements financiers maghrébins afin de transcender les retombées de la crise économique mondiale sur la région du Maghreb.
La Tunisie abrite la 41ème session de la conférence des présidents des banques maghrébines afin d’élaborer une stratégie sur les réformes bancaires à la lumière des mutations internationales et régionales.
La coopération économique entre les pays du Maghreb a connu ces dernières années une notable régression des échanges commerciaux, une baisse de la croissance et l’augmentation des taux de chômage.
Fondée le 17 février 1989 à Marrakech au Maroc, l’Union du Maghreb Arabe (UMA) se compose de cinq pays : La Libye, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie.