Vesna Besiç,Lejla Bıogradlıja
06 Avril 2018•Mise à jour: 06 Avril 2018
AA - Sarajevo
Le téléphérique, considéré comme l’un des plus importants symboles de la capitale bosniaque, Sarajevo, renaît de ses cendres.
Construit pour la première fois en 1959 à Sarajevo, il est complètement détruit par les troupes militaires serbes lors de la guerre (1992-1995).
Le téléphérique, reconstruit par la municipalité de Sarajevo et qui reliera le centre-ville à la montagne Trebevic, sera officiellement inauguré ce vendredi, à l’occasion de la Journée de la ville du 6 avril, à Sarajevo.
Le téléphérique, initialement construit par la Tchéquie (1959), a connu son âge d’or en 1984, lors de la période des Jeux Olympiques d’hiver qui se sont tenus dans la capitale.
Considéré comme l’un des plus importants symboles de la ville jusqu'à sa destruction, le téléphérique sera en mesure d’accueillir dès ce vendredi, ses visiteurs.
Installé sur une ligne de 2100 mètres de long, il fera vivre des moments nostalgiques aux locaux et offrira une vue imprenable sur la ville aux touristes étrangers.
Le téléphérique, doté de 33 cabines d’une capacité de 10 personnes chacune, peut transporter jusqu’à 1200 passagers par heure. Le trajet en téléphérique à partir du centre-ville jusqu’à la montagne Trebevic se fera en 7 minutes.
- Le nom de la première victime civile de Sarajevo a été donné à l’arrêt
Adnan Selmanovic, ingénieur mécanicien ayant participé à la construction du téléphérique, a confié à Anadolu que la dernière station desservie, sur la montagne Trebevic, a été nommée Ramo Biber, nom de la première victime civile abattue le 2 mars 1992.
"Il a donné sa vie pour protéger notre ville et nous protégerons son nom", a déclaré Selmanovic racontant que Biber a été tué en essayant de protéger le symbole de la ville.
L’ensemble des travaux sur le nouveau téléphérique sont arrivés à leur terme et les essais sont terminés, indique Selmanovic satisfait d’avoir pu contribuer, professionnellement mais aussi à titre personnel, à la reconstruction du téléphérique.
Par ailleurs, Fahra Biber, soeur de la première victime civile, a confié que le téléphérique revêtait une grande importance pour son frère, tué alors qu’il tentait de s’opposer à sa destruction le 2 mars 1992.