Hatem Kattou
23 Mai 2017•Mise à jour: 24 Mai 2017
AA / Tunis/Aied Amira
L’histoire du Tunisien Hammadi, ou «Elvis», comme il aime être surnommé, et son admiration pour le roi du « Rock and roll », Elvis Presley, ont commencé depuis son enfance. Cette passion envers la star s’est transformée en une obsession que traduisent son apparence, ses vêtements et leurs détails. Une obsession qui en a fait une célébrité en Allemagne, où il a émigré il y a de cela 40 ans.
Du fait de sa ressemblance avec Presley, ce sexagénaire est très facile à reconnaître. Bien que vivant la plupart du temps en Europe, il rentre de temps à autre à son pays portant la même passion et obsession envers le Rock and roll et son roi légendaire Elvis Presley.
Devenu célèbre grâce au Rock and roll, Presley (1935 — 1977) est considéré comme l’une des plus grandes stars de ce genre musical dans le monde. Il a même été surnommé le «King» , après avoir conquis les cœurs des jeunes et moins jeunes avec ses chansons et sa musique qui les ont motivés à exprimer leurs sentiments de façon audacieuse et libre.
C’est l’histoire d’une passion qui traverse le temps et l’espace, que le Tunisien a raconté dans ses moindres détails à Anadolu, depuis sa maison située à El Hafsia, l’un des quartiers populaires de la Médina de la capitale Tunis.
Sa passion pour le roi a commencé il y a 47 ans, dit-il. Il l’imitait dans tous ses faits et gestes, ses mouvements, sa façon de danser, ses vêtements, sa coupe de cheveux, ses lunettes, ses colliers et tous les accessoires brillants que la star avait l’habitude de porter.
Même son départ pour l’Allemagne en 1970 n’a pu le dissuader ou lui faire oublier son amour pour sa star préférée. Pendant les week-ends, il sortait en boite avec ses amis pour danser sur le rythme du « Rock and roll ».
Bien que sa passion pour le «King» dépassait tout entendement, Hammadi, cet originaire de la ville de Hammam-Lif (Sud de Tunis), qui travaillait en tant que chauffeur de taxi à Pinneberg située à Hambourg (Nord de l'Allemagne), n’a jamais pu imaginer que l’on pourrait l’appeler « Elvis Presley ».
Et puis un jour, poursuivit-il, une jeune Allemande a changé le cours de sa vie. Elle lui avait demandé « pourquoi ne pas imiter Elvis Presley. Vous, qui lui ressemblez beaucoup, vos vêtements, votre coupe de cheveux et même les traits de votre visage. Vous êtes le sosie du King».
Cette anecdote datant d'il y a six ans, lui avait donné la possibilité de réaliser le rêve qu'il caressait. Sa ressemblance avec le King est vite devenue un sujet de société qui attira les médias en Allemagne et à l’étranger.
Depuis, ajouta-t-il, "je suis passé d’un simple chauffeur de taxi à une célébrité en Allemagne. J’ai même été chargé d’accueillir et d’accompagner les grandes stars lors de leurs visites dans ce pays".
Peu à peu, imiter «Elvis Presley» est passé d’un simple hobby à un métier à part entière avec toutes les obligations qui en découlent. Avant de monter derrière son volant, il mettait ses lunettes, faisait jouer les chansons du King et prenait, bien sûr, le soin de porter les vêtements et accessoires d’Elvis et de coiffer ses cheveux chaque matin avant de quitter sa maison.
Hammadi a réussi à incarner le personnage de la star mondiale qui avait attiré l’attention de tous et représentait encore l’idole de certains, en particulier ses propres clients.
Hammadi a précisé que les qualités du King qu’il rêvait d’avoir étaient à l’origine de sa passion. « C’était un grand artiste, l’une des plus grandes stars à l’échelle mondiale. Il occupe toujours les premiers rangs dans son domaine. Sa musique ne s’éteindra jamais. C’est une icône immortelle ».
Sa passion pour le Presley fut tellement grande qu’il visita sa maison à Memphis aux Etats-Unis, y passa une semaine et eut l’occasion d’en savoir davantage sur la vie du King, et de voir de plus près ses biens et ses vêtements », indiqua Hammadi. Cette visite qui date du 6 août 1997 coïncidait avec l’anniversaire de la mort du King.
Une visite fantastique selon Hamadi qui souligna que ce jour-là restera gravé dans sa mémoire, car c’était le jour où il s’est senti plus proche que jamais du « roi ».