AA/ Bangui/ Sylvestre Krock
14 000 musulmans sont toujours assiégés par des anti-Balaka dans la ville de Boda, alors que les régions de Dékoua, Bangassou, Bria s'embrasent, selon un communiqué publié par la direction politique de l’ex-coalition Seleka.
A Boda (dans le sud-ouest de la RCA), 14 000 musulmans ont été assiégés depuis plus d'une semaine par des anti-Blaka et le sont encore, livrés à eux-mêmes, en l'absence de tout secoureur, signale le communiqué parvenu jeudi à Anadolu.
A Dékoua (dans le centre-sud), des positions de soldats de la Seleka ont été attaqués par des groupes armés anti-Balaka, après s’être assurés que le convoi transportant des civils musulmans en direction du Tchad eut quitté la ville de Bossangoa, en compagnie des derniers soldats du contingent tchadien de la force africaine, Misca.
Du côté de Bangassou (dans le sud-est du pays), le Commandant de brigade de recherches et le chef autoproclamé de la jeunesse de Bangassou ont constitué une branche des anti-Blaka. Ils ont ensuite attaqué de nombreux civils musulmans, s’accaparant ces deux derniers jours de tous leur biens après avoir saccagé et incendié véhicules et habitations, d’après le même texte.
Les populations civiles musulmane et chrétienne de Bria (500km à l'est de Bagui) se sont montrées hostiles aux Sangaris (opération militaire française) suite aux tirs de l’un de ses hélicoptères ciblant le préfet de la localité. Et la situation a encore dégénéré mercredi lorsque les forces internationales ont ciblé de tirs nourris les manifestants afin de les disperser, mais les « tensions ont demeuré de mise et n’ont été apaisés qu’avec le retrait d’une partie des forces Sangaris et Misca », synthétise le communiqué.