AA / Tunis / Esma Ben said
Le système éducatif centrafricain s'est effondré avec la fermeture des deux tiers des écoles du pays, depuis le début du conflit interne à la fin 2012, a déploré le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) dans un communiqué.
« Le système éducatif est pratiquement effondré. De nombreux enseignants n'ont pas été payés depuis des mois, il n'y a pas de manuels scolaires et les modestes structures éducatives qui existaient avant la crise ont été fortement endommagées », a expliqué le Représentant de l'UNICEF en République centrafricaine, Souleymane Diabaté, dans un communiqué de presse publié vendredi soir.
« La crise a privé les enfants de leur famille, de leur foyer et de stabilité. Ils ne peuvent pas également être privés d'éducation, qui est leur espoir pour un avenir meilleur et paisible », a souligné M. Diabaté.
Depuis le début de la crise, à la fin 2012, de nombreuses familles refusent d’envoyer leurs enfants à l’école, par peur. Les destructions de salles de classe, le lent retour des enseignants qui avaient fui les violences, les salaires du personnel éducatif impayés, ont largement contribué à ce refus.
L’UNICEF a décidé de soutenir le Ministère centrafricain de l’Education dans son initiative d’offrir une formation aux enseignants et d’assurer la distribution de fournitures scolaires dans les écoles pillées.
L’agence onusienne s’est ainsi principalement activée dans les zones où l’insécurité a empêché la reprise de l’activité dans les écoles, notamment dans la capitale Bangui .
Elle a ainsi établi 120 centres temporaires d’éducation qui reçoivent près de 23.000 enfants et adolescents et qui offrent des cours, des activités récréatives ainsi qu’un soutien psycho-social.
L'UNICEF a cependant souligné qu'il ne disposait pas de suffisamment de fonds pour financer ces activités. À ce jour, seulement trois des 10 millions de dollars nécessaires ont été reçus de la part des bailleurs de fonds, précise le texte.