Un soldat des forces spéciales de l'armée et un ancien officier de la police judiciaire ont été tué, au moment où les habitants de la ville, qui ont bloqué les principales artères, exigent des autorités d'identifier les responsables de "ceux qui assassinet leurs enfants".
AA / Benghazi (Libye) / Moataz Majbri
Des éléments armés inconnus ont tué, mercredi, deux agents des forces de l’ordre libyennes, dans la ville de Bengazi (Est), au moment où des manifestants ont accentué leurs protestations contre la détérioration sécuritaire, en bloquant plusieurs artères principales de la ville, selon des sources sécuritaires et médicales.
Une source sécuritaire a indiqué que « des armés inconnus ont tué le soldat Seddik Soltan Sliman, appartenant aux forces spéciales de l’armée libyenne, en le criblant de balles près de chez lui à Benghazi ».
La même source a affirmé que « d’autres éléments armés ont tué un ancien officier dans la police judiciaire, Ali Mahmoud Dharat, alors qu’il était à l’intérieur de sa boutique », ce qui a été également rapporté par une source médicale à l’hôpital de Bengazi.
Par ailleurs, le convoi du chef des enquêteurs au sein des forces spéciales à Benghazi, Fadhl Hassi, a essuyé un tir nourri, sans faire de victimes, dès son arrivée sur les lieux du premier incident.
La source sécuritaire a précisé que les coups de feu ont été échangés entre des éléments armés inconnus à bord d’un véhicule particulier et le convoi de Hass, qui était appuyé par des habitants armés de la zone.
Ces incidents récurrents et la détérioration de la situation sécuritaire, au rythme de laquelle vit la deuxième plus grande ville de Libye, ont poussé les habitants à manifester, mercredi.
Les manifestants ont bloqué plusieurs artères de Benghaz, exigeant la nécessité d’identifier ceux qui « assassinent leurs enfants », selon des déclarations de plusieurs parmi eux au correspondant d’Anadolu.
Les protestataires ont, également, incendié des pneus et fermé à la circulation plusieurs zone de la ville, selon des témoins oculaires.
Ils ont demandé au Parlement libyen et au gouvernement provisoire d’assumer les responsabilités qui sont les leurs, en garantissant la sécurité et en dévoilant les paries qui sont à l’origine des assassinats.
Rappelons que les zones orientales de la Libye, particulièrement, les villes de Benghazi et de Derna, connaissent, depuis la chute du régime de Kadhafi, en octobre 2011, une détérioration sécuritaire sans précédent.