AA/ Bangui/ Sylvestre Krock
Le comité de direction des Anti-Balaka a exigé, jeudi, << une reconnaissance nationale de la bravoure de ses acteurs et partisans >>, a rapporté le correspondant de Anadolu.
Vingt-quatre heures après l'interview accordée à une chaine occidentale par son coordonnateur général, Patrice Edouard Ngaïssona, le dit Comité a tenu une conférence de presse au Centre protestant pour la jeunesse (CPJ), adressant un message au gouvernement transitoire.
Edouard Ngaïssona, coordonnateur général, Alfred Le Grand Ngaya, conseiller technique et spirituel et Emotion Brice Namsio, porte-parole de la milice, ont, appelé le gouvernement transitoire et ses partenaires internationaux à garantir le cantonnement de leurs groupes armés dans un même endroit.
Ils ont exigé , également, la prise en charge de leur nourriture et des prestations médicales, en attendant un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion dans la vie politique et sociale, à mener conjointement par le pouvoir en place et la communauté internationale,a rapporté le correspondant de Anadolu
Sur un autre plan, les mêmes animateurs de la conférence de presse ont appelé à l’ouverture d’un dialogue national auquel prendront part toutes les sensibilités politiques et religieuses du pays, afin de mettre un terme à la violence et aux tueries déchirant de plus en plus le pays et les citoyens.
Les Anti-Balka (groupes d’auto-défense de confession chrétienne) s’opposent aux Seleka (groupes politico-militaires, de confession musulmane).
La RCA vit une crise sécuritaire et un conflit intercommunautaire depuis le 5 décembre dernier. Un conflit qui a nécessité la mobilisation par la France d’une opération militaire baptisée « Sangaris » et le déploiement par l’Union Africaine et l’Organisation des Nations Unies d’une Mission internationale pour le soutien de la paix en Centrafrique (Misca).