Nadia Chahed
15 Décembre 2017•Mise à jour: 02 Janvier 2018
AA/France/Fawzia Azzouz
Depuis la reconnaissance de Jérusalem comme capitale Israélienne par Donald Trump début décembre, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer un déni de droit.
Parmi les leaders politiques qui ont décidé de s'élever contre cette décision unilatérale qui nie les droits du peuple palestinien et fait explicitement l'apologie de la colonisation, le président turc Recep Tayyip Erdogan a été le plus clair et le plus intransigeant face aux provocations du couple américano-israélien.
Mercredi 13 décembre, le président Recep Tayyip Erdogan a réuni à Istanbul un sommet extraordinaire de l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI), avec comme principal objectif d'apporter "une réponse forte" à la démarche américaine concernant Jérusalem, rappelle l'Express.
Etaient présents le président palestinien Mahmoud Abbas, le président iranien Hassan Rohani, le président libanais Michel Aoun, le roi de Jordanie Abdallah II, ainsi que les ministres des Affaires étrangères égyptien et émirati, et le ministre des Affaires islamiques saoudien toujours selon le quotidien français.
Erdogan a pris des positions fortes lors de ce sommet pour condamner les décisions arbitraires et unilatérales de Trump, en déclarant qu' "Israël est un Etat d'occupation, un Etat terroriste" et précisant que "nous n'abandonnerons pas Jérusalem aux mains d'un Etat qui tue des enfants". Il a par ailleurs clairement invité "les pays qui défendent le droit international et la justice à reconnaître Jérusalem comme capitale de la Palestine", souligne le journal Le Monde.
Les manifestations se sont multipliées en Europe et en Palestine depuis l'annonce par Donald Trump d'installer l'ambassade Israélienne à Jérusalem, d'après les médias internationaux. Le président Macron avait d'ailleurs exhorté le premier ministre d'extrême droit israélienne Benjamin Netanyahu de "faire un geste envers les palestiniens" lors de leur discours commun dimanche en direct de l'Elysée. Comme l'a rappelé Anadolu, il a expliqué qu'il "désapprouve" la décision de Trump, au même titre que d'autres chefs d'Etat comme la chancelière allemande Angela Merkel.
Lors d'une interview accordée à France 24, le président tunisien Béji Caïd Essebsi a affirmé que "Jérusalem est un problème qui intéresse tout le monde musulman". Il avait par ailleurs déjà expliqué lors de son discours commun avec Emmanuel Macron lundi dernier depuis Paris que " le problème de Jérusalem (Al-Quds) n'engage pas que les Israéliens et les Palestiniens, c'est un tout qui doit être assumé par l'ensemble des pays musulmans et arabes", avait rapporté Anadolu.
La démarche du président Erdogan a été globalement très appréciée dans le monde arabe et musulman puisque de nombreux grands Etats du moyen-orient à l'instar de l'Arabie Saoudite ont validé sa position et réaffirmé leur soutien au peuple palestinien et leur volonté de voir Jérusalem comme capitale palestinienne, explique Libération.
Pendant ce temps, la répression Israélienne continue de s'accentuer envers les populations palestiniennes qui manifestent leur désaccord avec la politique Israélienne.