Wejden Jlassi
31 Janvier 2021•Mise à jour: 01 Février 2021
AA/Tunis
Des dizaines de Tunisiens ont participé, dimanche, à un rassemblement en signe de solidarité avec le président Kaïs Saïed dans la capitale, Tunis, contre ce qu'ils considéraient être des « tentatives de dénigrement », dont il a fait l'objet.
Le rassemblement a été organisé par la Coordination indépendante de la jeunesse, (créée en 2019 pour soutenir la candidature de Saïed à la présidentielle) a eu lieu devant la maison de Saïed dans le quartier de "Mnihla", à l'ouest de la capitale.
Les participants ont brandi des pancartes sur lesquelles on peut notamment lire, "vous avez la légitimité nous avons la légitimation", "le pouvoir est au peuple" ou encore, "Kaïs Saïed a choisi le chemin de Dieu, de la confiance, du peuple et de la patrie".
Le chef de la Coordination, Tarek Mejri, a déclaré à l'Agence Anadolu que ce rassemblement a été organisé en signe de solidarité avec le président Saïed contre "les campagnes de dénigrement dont il a fait l'objet, menées par certains blocs parlementaires".
Pour sa part, Abdelhamid Ouled Ali, chef de la Coordination pour le soutien du président tunisien à Sfax (Sud), a réaffirmé lors de sa participation à ce rassemblement, son soutien au projet de Kaïs Saïed et son rejet de l'anarchie.
Le parlement tunisien a approuvé, mardi, le remaniement ministériel du gouvernement Mechichi. Lors de cette session parlementaire, le président de la République, Kaïs Saïed a été dans le collimateur des deux blocs «Qalb Tounes» (30 députés) et la «coalition» d'Al-Karama (18 députés), et ce, en raison de son rejet de ce remaniement.
Saïed avait déclaré que le remaniement ministériel annoncé par le chef du gouvernement Hichem Mechichi, n'a pas respecté les procédures prévues par la Constitution, en particulier l’article 92 de celle-ci, qui insiste sur la délibération du Conseil des ministres pour tout remaniement ministériel ou modification dans la composition du gouvernement.
De son côté, le président du Parlement, Rached Ghannouchi, a déclaré, ce samedi, à travers les réseaux sociaux, que le président de la République refusait de recevoir les nouveaux ministres pour la prestation du serment et qu’il estimait avoir le droit d’accepter certains ministres et d’en refuser d’autres, appelant à la nécessité de mettre en place un système purement parlementaire.
En effet, Saïed n'a pas évoqué distinctement son refus de la prestation du serment des nouveaux ministres, sans pour autant les inviter. Cinq jours se sont pourtant écoulés depuis l'approbation à la majorité absolue, du remaniement ministériel par le Parlement.
Le parlement tunisien avait accordé tard dans la nuit de mardi à mercredi, son vote de confiance aux 11 nouveaux membres du gouvernement Mechichi, à la majorité absolue des voix en séance plénière.
Les 192 députés présents (sur un total de 217) ont voté pour chaque ministre à part. Et les nouveaux membres du gouvernement sont parvenus à décrocher de loin le seuil des 109 voix nécessaires, selon la Constitution tunisienne, pour avoir la confiance du parlement.
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi