Mourad Belhaj
06 Octobre 2019•Mise à jour: 07 Octobre 2019
AA / Tunis / Yosra Ouannes
Le Mouvement « Ennahdha » a déclaré, dimanche soir, être arrivé en tête lors des élections législatives.
Le président du Parti « Au cœur de la Tunisie », Nabil Karoui, avait auparavant revendiqué, dans un communiqué publié près d’une heure après la fermeture des bureaux de vote, que son parti était arrivé en tête durant ce scrutin, sans pour autant expliquer comment il en était arrivé si tôt à ce résultat.
Le porte-parole officiel du mouvement d’obédience islamique « Ennahdha », Imed Khemiri, a déclaré lors d’une conférence de presse tenue au siège du mouvement dans la capitale tunisienne, que « les premières données qui nous sont parvenues, indiquent que nous devançons tous les autres partis, ainsi que les listes indépendantes », sans pour autant donner de chiffres étayant ces affirmations.
« Seule l’ISIE est habilitée à donner les résultats définitifs de ce scrutin », a-t-il ajouté.
Le dépouillement des bulletins de vote a commencé à 18 heures (locales), pour définir les résultats de ces élections qui ont, selon l’ISIE, connu un taux de participation avoisinant les 40%.
Plus de 15 mille candidats se disputent les 217 sièges du Parlement dans ces élections. Treize mille bureaux de vote, répartis sur 4567 centres de vote et 33 circonscriptions électorales, en Tunisie et à l’étranger, ont été concernés par ce scrutin, dont la sécurisation a été assurée par 70 mille agents de police, selon le ministère de l’intérieur.
Le prochain parlement sera le second à être élu démocratiquement depuis la Révolution de 2011.
La Tunisie aura un nouveau rendez-vous électoral le 13 octobre courant, date de la tenue du second tour des élections présidentielles, qui verra s’opposer Nabil Karoui, candidat de « Au Cœur de la Tunisie », au candidat indépendant, Kaïs Saïed.
Les élections présidentielles et législatives en Tunisie, sont une nouvelle étape dans le processus démocratique que vit le pays. La Tunisie représente une exception, en comparaison avec d’autres pays arabes ayant connu des révolutions populaires qui ont eu raison des régimes au pouvoir à l’époque, tels que l’Egypte, le Yémen et la Libye.