Mona Saanouni
07 Février 2021•Mise à jour: 07 Février 2021
AA/Tunis
La Fédération générale de la Santé en Tunisie organise, lundi, un mouvement de protestation devant le siège du ministère de la Santé pour réclamer le retrait de l'article 2 de la loi portant statut général des personnels de l'Etat.
Selon l'agence de presse tunisienne (TAP, Officiel), l'article 2 de cette loi devrait concerner tout le personnel de santé.
Ce mouvement intervient en protestation contre les déclarations de la ministre auprès du chef du gouvernement chargée de la fonction publique, Hasna Ben Slimane, dans lesquelles, elle estime que le retrait dudit article, concernant le personnel de santé, risque de démanteler la Fonction publique.
La même source a ajouté que "le Secrétaire général de la Fédération générale de la santé, Othman Jallouli, a dénoncé les déclarations de la ministre, mettant en garde contre toute atteinte aux accords conclus au profit du secteur de la santé ".
Il est à noter que les médecins, médecins dentistes et pharmaciens hospitaliers en Tunisie avaient observé, jeudi, une grève générale dans tous les hôpitaux universitaires du pays.
La grève a été effectuée suite à la demande du Syndicat général des médecins, médecins dentistes et pharmaciens hospitaliers et ce, après l'échec des négociations tenues avec l'autorité de tutelle.
Les principales revendications des grévistes se résument en la mise en place d'une prime pour la rentrée universitaire et d'une prime d’enseignement en signe de reconnaissance au rôle que jouent les médecins dans les universités.
Le Syndicat général des médecins, médecins dentistes et pharmaciens hospitaliers a, par ailleurs, menacé d'escalade en cas de non satisfaction de ses demandes, selon la même source.
Cette grève a été organisée en raison de la non application des dispositions réglementaires de la convention sectorielle conclue le 6 octobre 2020 ainsi que de la dégradation du secteur de la santé publique, selon une déclaration de la Secrétaire générale du syndicat, Ahlem Belhadj, accordée à l'agence de presse (TAP, Officiel).