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Tunisie : Les députés du PDL poursuivent leur sit-in au Parlement

- Ils exigent que le président du Parlement, Rached Ghannouchi, soit auditionné au sujet de "ses relations extérieures non-officielles".

Mourad Belhaj   | 21.05.2020
Tunisie : Les députés du PDL poursuivent leur sit-in au Parlement

Tunisie

AA / Tunisie / Yosra Ouannes

Les députés du Parti destourien libre (PDL) en Tunisie poursuivent un sit-in entamé depuis le 13 mai, après le refus de leur demande d’auditionner le président du Parlement, Rached Ghannouchi.

Le bloc du parti (16 sièges sur 217) a décidé d'entamer une grève de la faim progressive, qui a été initiée par le député Majdi Boudhina, qui sera rejoint au fur et à mesure par les autres députés, jusqu'à ce que l'ensemble du bloc entre en grève de la faim.

Cette escalade intervient après que le bureau du Parlement ait refusé de tenir une session consacrée à l’audition de Rached Ghannouchi au sujet de "ses relations extérieures non-officielles", selon la page officielle du PDL sur Facebook.

Les députés du PDL ont également décidé de signer une pétition populaire pour auditionner Rached Ghannouchi, tout en tenant à la demande de retrait de la confiance au président du parlement et d'informer les parlements internationaux à ce sujet.

Lors de sa réunion de mardi, le bureau de l’Assemblée des représentants du Peuple (ARP – Parlement) a condamné les violences politiques exercées contre la députée Abir Moussi lors de la session du 13 mai.

Il a appelé à la condamnation de toutes les formes de violence, quelle que soit son origine, et a exhorté tous les députés à faire preuve de calme et de retenue.

La requête du bloc du Parti destourien libre (PDL), pour auditionner en séance plénière le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Rached Ghannouchi, avait été rejetée le 7 mai. La première vice-présidente de l'ARP, Samira Chaouachi, avait alors affirmé que cette requête "n’a pas de fondement légal".

"La principale exigence est d’auditionner le Président du Parlement sur "ses relations extérieures non-officielles", a déclaré Abir Moussi dans une vidéo diffusée mercredi sur la page officielle du parti.

Moussi a également souligné que le rejet de l’audition de Ghannouchi mènera au recours au retrait de confiance, procédure qui exige la signature de 73 députés, affirmant que le sit-in se poursuivra jusqu'à la satisfaction de la requête du bloc parlementaire du PDL.

C’est la deuxième fois que le bloc du Parti Destourien libre recourt à un sit-in au Parlement, après celui de décembre 2019, qui avait été déclenché par une altercation entre Abir Moussi et la députée du Mouvement Ennahdha, Jamila Ksiksi.

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