Aymen Cemli
25 Janvier 2016•Mise à jour: 26 Janvier 2016
AA / Tunis / Aimen Jemli
Le couvre-feu nocturne a été allégé de deux heures, ont annoncé, lundi, les autorités tunisiennes.
C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public, lundi, par le ministère tunisien de l’Intérieur, et dont Anadolu a eu copie.
Le couvre-feu avait été décrété, vendredi dernier, après l’extension de la vague de protestations sociales et des actes de vandalisme à plusieurs régions du pays.
«A la suite de l’amélioration relative de la situation sécuritaire, il a été décidé, à partir du lundi 25 janvier 2016, d’alléger la durée du couvre-feu, qui sera désormais de 22 :00 à 05 :00 (heure locale) sur tout le territoire de la République», lit-on dans le communiqué.
Le ministère tunisien de l’Intérieur rappelle, dans son communiqué, que «toute violation de cette mesure expose le contrevenant à des poursuites judiciaires, à l’exception des cas d’urgence médicale et des personnes qui travaillent de nuit».
Le couvre-feu décrété vendredi, a été en vigueur jusqu'à dimanche soir sur une durée allant de 20 : 00 à 05 :00 (heure locale).
Des dégâts portés à des biens publics et privés ainsi que des actes jugés dangereux pour la sécurité du pays et des citoyens, avaient motivé cette décision d'instaurer un couvre feu sur tout le pays.
Des manifestants avaient abattu, mardi dernier, un policier dans la ville de Fériana de la province de Kasserine (Centre-ouest).
Des grandes surfaces, des succursales bancaires et des voitures de particuliers ont été saccagées, notamment, dans des régions du Grand-Tunis dans les soirées de mercredi et de jeudi derniers.
Les protestations ont démarré, dimanche dernier, à Kasserine, lorsque des jeunes chômeurs réclamaient leur droit au travail et dénonçaient des "magouilles" dans des concours de recrutement dans la fonction publique.
Un jeune a péri électrocuté, dimanche 17 janvier, lors de ces protestations, provoquant une amplification de la contestation dans la province de l'Ouest de la Tunisie, une des zones où avaient démarré les manifestations ayant abouti à a chute du régime de Ben Ali, en janvier 2011.