Mona Saanouni
20 Mars 2018•Mise à jour: 20 Mars 2018
AA/Tunis/Yosra Ouannes
Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a considéré, mardi, que la constitution de son pays n'a pas été suffisamment activée, en raison de l'établissement, qui traîne, de toutes les institutions constitutionnelles, en l'occurrence la Cour constitutionnelle qui n'a pas encore vu le jour.
Dans son discours prononcé au Palais présidentiel de Carthage, à l'occasion du 62ème anniversaire de la fête de l'Indépendance de la Tunisie, Caïd Essebsi a estimé que "c'était clair que la constitution n'a pas été achevée ni respectée à 100%".
"Il y a des institutions constitutionnelles qui devaient être mises en place dans les délais, c'est-à-dire depuis la première année de l'adoption de la constitution (adoptée en 2014). Cependant, elles n'ont pas été mises en place, y compris la Cour constitutionnelle, qui est une institution importante", a-t-il expliqué.
La président tunisien a également évoqué les échéances électorales à venir en Tunisie, notamment les élections municipales prévues au mois de mai, ainsi que sa volonté que des amendements soient apportés à la loi électorale avant les élections législatives et présidentielle à venir (2019).
Essebsi n'a cependant pas précisé les aspects de l'amendement dont il avait parlé.
La Tunisie célèbre le 20 mars de chaque année, son indépendance de la France, après 75 ans de colonisation (1881-1956).