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23 Août 2021•Mise à jour: 23 Août 2021
AA / Tunis / Adel Thabti
Le mouvement tunisien Ennahdha a rejeté, dimanche, "toute tentative de diffamation" de la famille du Président Kaïs Saïed, et s'est engagé à prendre des "mesures disciplinaires" à l'encontre de tout membre qui publierait un post "maltraitant quiconque ou loin de l'éthique du discours politique".
Par voie de communiqué, le mouvement, qui a le plus grand bloc parlementaire, a annoncé cette position, "à l'issue du discours du Président Saïed vendredi qui avait souligné que certains partis ont attaqué sa personne honorable, ou en exposant sa famille respectée".
Le mouvement "a réitéré la nécessité de séparer le discours politique de la mobilisation, de l'incitation et de la provocation, et de respecter le prestige des institutions étatiques, en premier lieu la Présidence de la République".
"Nous exprimons notre pleine solidarité avec la famille du Président de la République, contre toute tentative de diffamation, ou de les impliquer dans des différends, et nous rejetons ce comportement honteux, violant les chartes éthiques, les lois et les valeurs sur lesquelles repose notre société", selon le même communiqué.
Ennahdha a également ajouté : "Nous affirmons (...) notre disposition à prendre des mesures disciplinaires contre de tout membre qui publierait un post maltraitant quiconque ou loin de l'éthique du discours politique".
Le Mouvement a réitéré que "la sortie de la crise actuelle ne peut être réalisée que par un dialogue global, loin de l'exclusion".
Pendant un certain temps, les sites de réseaux sociaux en Tunisie, notamment Facebook, avaient connu de critiques mutuelles du Président Saïed et de dirigeants du mouvement Ennahdha où les partisans des deux partis, qui s'échangeaient des insultes et des injures.
La Tunisie évolue au rythme d'une crise politique aiguë, depuis les mesures prises, le 25 juillet dernier, par le Président Saïed, portant suspension des travaux du parlement et limogeage du Chef du gouvernement, Hichem Mechichi, dans le cadre d'une série de mesures d'exception, justifiées, entre autres, par la détérioration de l'économie et l'échec dans la gestion de la crise de la pandémie.
Toutefois, plusieurs partis, dont le mouvement Ennahdha (le plus représenté au Parlement), ont rejeté ces mesures, certains la considérant comme étant "un coup d'État contre la Constitution", tandis que d'autres l'ont soutenu, estimant qu'il s'agit d'une "restauration du processus" .
*Traduit de l'arabe par Hend Abdessamad