Majdi Ismail
16 Décembre 2020•Mise à jour: 16 Décembre 2020
AA/ Tunis
Le ministre tunisien des Affaires étrangères de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Othman Jerandi, a souligné mardi, que "les excellentes relations avec l'Algérie ne peuvent être perturbées par des positions officieuses, qui n’engagent en rien la Tunisie et ne représentent que leurs auteurs"
C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public mardi par le département tunisien des Affaires étrangères, à l'issue de la rencontre entre Jerandi et l’ambassadeur de l'Algérie en Tunisie, Azzouz Baallal.
Le ministre tunisien a mis l’accent sur le fait que la solidité et la pérennité des relations entre les deux pays, émanent des valeurs de fraternité et de lutte commune dans les épopées historiques écrites par les peuples tunisien et algérien.
La position du département des Affaires étrangères fait suite aux déclarations de l'ancien chef de la diplomatie tunisienne, Ahmed Ounis, sur les ondes de la radio privée locale « IFM ».
Ounis avait déclaré que « le Régime algérien avait joué avec le feu et a poussé le Maroc à hâter la normalisation avec Israël, et qu'il était impliqué dans la division du Maghreb arabe, notamment au regard des affrontements qui ont éclaté dans la région du Sahara (…) et que les autorités algériennes en portent la responsabilité ».
Ces déclarations ont suscité une controverse et de larges critiques de l'opinion publique algérienne.
Jeudi dernier, le roi du Maroc avait annoncé la reprise des contacts bilatéraux officiels et des relations diplomatiques avec Israël « dès que possible », selon un communiqué publié par la Cabinet royal.
Il a, cependant, souligné que cette initiative « n'affectera aucunement l'engagement permanent et constant du Maroc à défendre la juste Cause Palestinienne, et son inscription sur la voie de l'instauration d'une paix juste et durable dans la région du Moyen-Orient ».
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail