Lassaad Ben Ahmed
03 Octobre 2019•Mise à jour: 03 Octobre 2019
AA / Lomé / Alphonse Logo
La coalition de l’opposition togolaise extraparlementaire ( C14), a appelé, jeudi, les Nations Unies à prendre les devants pour l’organisation entière de la présidentielle de 2020 en y assurant la supervision générale et la certification des résultats avant publication.
La coalition des 14 partis de l’opposition animait une conférence de presse au siège de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), un des partis membres.
Laquelle conférence a été présidée par Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson, coordinatrice de la C14.
« La C14, propose que dans un soucis de transparence absolue, l’ensemble du processus d’organisation de la prochaine élection présidentielle soit placé sous la supervision d’une structure neutre des Nations Unies», a indiqué Brigitte Kafui Adjamagbo dans une intervention liminaire lue en début de la rencontre avec a presse.
La C14 a insisté sur le rôle de la mission de supervision, dans l’audit du processus électoral et plus particulièrement du fichier électoral et de l’indépendance de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
La C14 fait cette proposition parce qu'elle considère que depuis 2005 avec l'arrivée au pouvoir de Faure Gnassingbé, comme au temps de Général Eyadema Gnassingbé, "l'opposition a toujours gagné les élections, mais les résultats sont mis en faveur de la famille Gnassingbé au pouvoir depuis 52 ans, maintenant".
La C14 qui ne veut pas transiger sur la nécessité pour la prochaine élection présidentielle de se dérouler selon les standards auxquels le Togo a adhéré, « souhaite aussi que la même structure onusienne » procède à la certification des résultats avant leur publication.
Faure Gnassingbé, l’actuel chef de l’Etat togolais, au pouvoir depuis 2005, n’est pas encore candidat pour 2020. Mais il a toutes les chances, aux vues des récentes réformes de la Constitution togolaise, de briguer un 4e mandat de 5 ans. La C14 s’y oppose et l’appelle à « y renoncer de lui-même ».
« Si Faure Gnassingbé prend cette décision, nous le féliciterons et l’applaudirons. Parce qu’il aura réglé de moitié le problème togolais », a soutenu Paul Dodji Apevon, un autre chef de parti, membre de la C14 lors de la conférence de presse jeudi.
Brigitte Kafui Adjamagbo, la coordinatrice de la C14 a indiqué, par ailleurs, qu’en prenant cette décision « Faure Gnassingbé aura créé les conditions réelles pour une réconciliation des Togolais au lendemain des élections aux résultats acceptés par tous, et lui-même rentrerait dans l’histoire comme celui qui a donné une chance à la démocratie de s’installer au Togo ».
Le Togo est constitutionnellement à 6 mois du renouvellement du mandat présidentiel.
Deux candidats ont déjà annoncé leurs candidatures, à savoir, Gerry Taama, député et président du parti Nouvel Engagement Togolais et Gamesu Kpodar, un ancien cadre du Fond Monétaire International.
Jean Pierre Fabre, l’ancien chef de file de l’opposition togolaise devrait les rejoindre, une fois désigné par le congrès de son parti, les 18 et 19 octobre courant à Lomé.
La C14 elle-même affirme que le candidat unique qu’elle souhaite de tous ses vœux sera connu dans les semaines à venir.
Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson a également soutenu le principe de candidature unique pour l’opposition.