Nadia Chahed
07 Novembre 2018•Mise à jour: 07 Novembre 2018
AA/Tunis/Bouazza Ben Bouazza
" Locomotive Africa – sur les rails de la croissance", tel est le thème d'un séminaire organisé mercredi à Tunis, à l'initiative de l’Agence Business France, avec le concours de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), qui assure la présidence de l’Union Africaine des Chemins de Fers.
Des responsables et des opérateurs dans ce secteur de sept pays africains participent aux travaux aux côtés des représentants de 23 entreprises françaises françaises spécialisées pour se pencher sur les projets de développement ferroviaire en Tunisie, en République du Congo, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Egypte, en Libye et au Maroc.
Pendant deux jours, les participants doivent faire un état des lieux des infrastructures ferroviaires et aussi de connaître les orientations et projets d’investissement dans le cadre des différents plans de modernisation de chaque pays. Ils auront aussi à concocter les solutions de financement existantes, notamment de la part des bailleurs de fonds multilatéraux.
"Nous avons souhaité organiser un séminaire technique et une mission d’entreprises françaises du secteur ferroviaire en Tunisie car d’une part ce pays a fait d’importants investissements pour développer le rail même s’il en faut davantage, et d’autre part, la SNCFT, notre partenaire, a acquis avec ses propres talents une expérience technique de qualité", a souligné Olivier Pradet, directeur du bureau Business France à Tunis.
Pour les organisateurs, le secteur du transport, notamment, le mode ferroviaire représente un facteur déterminant pour favoriser la croissance en Afrique dans les années à venir, sachant qu'en 2030, la population de l’Afrique subsaharienne comptera 2,8 milliards d’habitants et qu'en 2050, 84 % de la population subsaharienne sera urbaine.
Ils considèrent, dans ce contexte, que la mondialisation caractérisée par le développement rapide des échanges, l’urbanisation accélérée et la prise en compte des aspects environnementaux sont autant d'éléments qui devraient favoriser la mobilité ferroviaire en milieu urbain et le transport de marchandises entre les pays africains.
C'est pourquoi, les projets ferroviaires se multiplient sur le continent où les infrastructures sont veillissantes.
Ces projets portent sur la rénovation des lignes existantes, la construction de nouvelles lignes, l'extension et rénovation du matériel roulant et le développement des réseaux de transport de fret
Il s'agit également de la mise en place de systèmes intelligents dont un système d’information aux voyageurs