1 23
03 Novembre 2021•Mise à jour: 03 Novembre 2021
AA / Khartoum
Un journal soudanais a indiqué, ce mercredi, que "des progrès ont été accomplis" dans le dossier de médiation entre le Premier ministre, Abdullah Hamdok, et le Conseil militaire du pays, pour surmonter la crise actuelle.
Le journal Al-Sudani (privé) a cité des sources (anonymes), qualifié d'"informées", qui ont déclaré : "il y a eu des progrès dans le dossier de médiation entre Hamdok et le Conseil militaire".
Les sources prévoient la "parution prochaine d’une formule consensuelle pour surmonter la crise actuelle", sans fournir de plus amples détails à ce propos.
Pour l'heure (08 h 15 GMT), il n'y a eu aucun commentaire de la part des autorités soudanaises, ni du bureau de Hamdok sur ce que le journal a rapporté.
Abdullah Hamdok a déclaré, dans la journée du mardi, lors d'une réunion avec les ambassadeurs des pays de la "troïka" (les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Norvège) au Soudan, au cours de son "assignation à résidence", que la libération des ministres détenus et la reprise des activités du gouvernement, seraient un début de solution pour résoudre la crise au Soudan.
Les déclarations de Hamdok ont été faites un jour après l’annonce du représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Soudan, Volker Peretz, des efforts de médiation qui sont actuellement en cours à Khartoum, avec toutes les parties, pour trouver une solution à la crise actuelle.
Le Soudan est le théâtre, depuis le 25 octobre dernier, de protestations et de manifestations contre ce que l'opposition considère comme un “coup d'État militaire“, à la suite de la déclaration de l'état d'urgence par l'armée, de la dissolution du Conseil de souveraineté et du Conseil des ministres, de la destitution de gouverneurs, ainsi que l'arrestation de ministres, de fonctionnaires et de chefs de parti dans le pays.
Avant ces événements, le Soudan menait depuis le 21 août 2019, une période de transition de 53 mois qui devait se terminer par des élections au début de l’année 2024. Durant cette phase, le pouvoir était partagé entre l'armée, les forces civiles et les mouvements armés qui ont signé un accord de paix avec le gouvernement en 2020.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.