Ayşe Başhoruz
01 Juillet 2026•Mise à jour: 01 Juillet 2026
Le PNUD a averti, dans un communiqué publié le 30 juin 2026, que l’épidémie actuelle de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) pourrait entraîner des conséquences socioéconomiques « de grande ampleur », avec un risque de basculement de 985 000 personnes supplémentaires dans la pauvreté, selon les estimations de l’agence onusienne.
La crise pourrait également coûter jusqu’à 3,6 milliards de dollars aux économies africaines dans le scénario d’une propagation régionale et de perturbations économiques élargies, selon le communiqué. Le rapport souligne que les femmes figurent parmi les populations les plus touchées, en raison de leur présence majoritaire dans les secteurs informels et les métiers de première ligne.
Le PNUD estime que même dans un scénario de confinement limité à la RDC et à certains pays voisins comme l’Ouganda, le Rwanda ou le Soudan du Sud, les impacts économiques resteraient significatifs : la RDC pourrait perdre plus de 1 milliard de dollars de PIB réel et environ 55 000 emplois.
À l’échelle régionale, les perturbations des échanges, les restrictions aux frontières et la baisse de la confiance des consommateurs pourraient réduire le PIB africain de 2,37 milliards de dollars, tandis que les 20 % des ménages les plus pauvres verraient leur consommation quotidienne reculer de 1,76 %.
Le PNUD appelle les gouvernements et partenaires internationaux à renforcer les mesures de protection sociale, notamment à travers des transferts monétaires ciblés, des subventions aux ménages vulnérables et la mise en place de « frontières intelligentes » permettant de limiter la propagation du virus sans bloquer totalement les échanges économiques.
L’agence insiste également sur l'importance de préserver les services de santé essentiels, surtout ceux liés à la santé maternelle et infantile, tout en poursuivant les efforts de riposte contre Ebola.