Lassaad Ben Ahmed
01 Septembre 2019•Mise à jour: 02 Septembre 2019
AA / Beni / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutteres, est arrivé dimanche dans le territoire doublement meurtri de Beni, au deuxième jour de sa première visite en République démocratique du Congo (RDC) qu’il a entamée samedi.
« Il est important que la population de Beni sache que nous avons entendu ses cris de détresse », a déclaré le chef de l'ONU avant de se rendre dans la bourgade de Mangina d'où était partie, le 1aout 2018, l'actuelle épidémie d'Ebola qui s'est déjà étendue à deux autres provinces.
La maladie a déjà fait plus de 2 000 morts parmi plus de 3 000 cas, selon le dernier bilan officiel.
Frontalier de l'Ouganda, Beni est également frappé par des violences depuis 2014. Lesquelles violences sont attribuées aux rebelles ougandais des forces démocratiques alliées (ADF) et miliciens locaux. Les violences ont fait « des milliers de morts », selon la société civile.
Au total, 1 662 soldats ont également été tués dans des affrontements avec les rebelles et miliciens depuis 2014 dans ce territoire, d'après l'armée.
« Les Casques bleus de la MONUSCO ont également payé un lourd tribut au service de la paix, mais cela ne fait que renforcer notre détermination. Nous ferons tout pour contribuer à mettre fin au fléau de l’insécurité dans cette région », a déclaré Gutteres.
Le responsable onusien a entamé sa visite par la ville de Goma, capitale de la province du Nord - Kivu dont relève Beni.
Il a affirmé avoir « une énorme admiration pour la résilience et la capacité du peuple du Nord-Kivu et du peuple congolais qui ont beaucoup souffert ».
Gutteres a précisé que sa tournée congolaise est une « visite de solidarité ».
A la fin de son premier séjour congolais, le secrétaire général de l'ONU se rendra à Kinshasa où il doit rencontrer le président Félix Tshisekedi.