Nadia Chahed
26 Janvier 2019•Mise à jour: 28 Janvier 2019
AA/Tunis
Après la cérémonie officielle d'ouverture des négociations centrafricaines à Khartoum, jeudi soir, les parties sont entré dans le vif du sujet, hier vendredi 25 janvier, ont rapporté samedi des média français.
Les groupes armés présents ont présenté lors d'une plénière tenue vendredi leurs revendications et les représentants du gouvernement ont dit sa disponibilité pour arriver à une paix définitive en Centrafrique, précise Radio France Internationale (RFI).
Vendredi, les parties ont d'abord discuté du Code de bonne conduite qui doit guider leurs travaux et d'un projet d'agenda, qu'ils ont adopté, précise la même source.
Sur la table des négociations, sept thématiques qui vont des questions politiques à celles liées à la mise en place d'un Comité de suivi de l'Accord de paix global, en passant par les questions socio-économiques, la sécurité et la défense, la justice ou encore les arrangements sécuritaires, précise encore RFI.
La tâche de la Facilitation sous l'égide de l'Union africaine a été déjà préparé par le panel de cette organisation, rapporte encore le média français, notant que pendant près de deux ans, ses experts sont allés à la rencontre des groupes armés pour recueillir leurs doléances, regroupées en une centaine de revendications communes aux 14 groupes armés présents à Khartoum.
A Khartoum, les différentes parties vont donc alterner jusqu'à dimanche séances plénières et travaux en groupes, où chacun va présenter ses propositions de solution sur les points à l'ordre du jour.
Les négociations vont entrer dans une nouvelle phase à partir de lundi, avec la présentation au gouvernement centrafricain et aux groupes armés d'un document de synthèse qui servira de base pour l'« Accord de paix global », précise RFI, ajoutant que les parties ont officiellement jusqu'au samedi 2 février pour parvenir à un projet d'accord, qui sera signé à une date non précisée dans la capitale centrafricaine, Bangui. Le Comité de suivi chargé de veiller à son respect sera mis en place le même jour.
Ramener la paix en Centrafrique, tel est l'objectif des pourparlers de Khartoum, un objectif aussi ambitieux que diificile à réaliser, estiment des spécialistes de la question centrafricaine.
Pas moins de sept accords de paix ont, en effet, été signés ces cinq dernières années en RCA sans qu’aucun n’aboutisse au retour de la stabilité.
Interrogé par le site "Vatican News", à la veille du démarrage des pourparlers de Khartoum, Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’IFRI, l’Institut français des relations internationales, n'a pas caché pas son scepticisme quant à la réussite de ces pourparlers.
Pour lui, l’approche n’est pas la bonne: "Il faut faire le tri entre les groupes armés qui sont simplement des gangs de bandits, entre ceux qui sont porteurs de revendications communautaires, et ceux qui n’ont que des revendications locales".