Esma Ben Said
25 Novembre 2017•Mise à jour: 25 Novembre 2017
AA/Jean Bosco
Les dirigeants et responsables politiques africains ont vivement condamné l'attentat meurtrier ayant ciblé, vendredi, une mosquée dans la province du Nord-Sinaï, en Egypte, faisant au moins 305 morts et 128 blessés, d'après le Ministère public égyptien.
L'attentat contre une mosquée située dans la ville d’al-Arish, dans la province du Nord-Sinaï, (nord-est), lors de l’accomplissement de la grande prière hebdomadaire de vendredi, est sans doute le plus meurtrier qu'a connu l'Egypte.
-Terreur et indignation
En Afrique, les dirigeants se sont rapidement exprimés sur l'attentat, affichant leur indignation. Le Chef d’état tunisien Beji Caïd Essebsi a immédiatement adressé à son homologue égyptien Abdelfatah Al-Sissi, ses condoléances. Exprimant « sa solidarité et sa compassion avec le président et le peuple égyptiens » et qualifiant cet attentat de «crime terroriste lâche», selon un communiqué dont Anadolu a reçu copie.
L'Algérie lui a emboité le pas. Dans sa déclaration, le porte-parole du ministère algérien des affaires étrangères, Abdelaziz Ben Ali Chérif a en effet fermement condamné «l'attentat terroriste sanglant qui a ciblé vendredi des fidèles de la mosquée Al-Rawda, faisant des dizaines de morts et de blessés ».
«Cet acte barbare dévoile encore une fois le visage ignoble du terrorisme qui ne se soucie guère de la sacralité de l'âme humaine. Pire encore, il excelle à horrifier des citoyens innocents, en semant la terreur et en effusant le sang», a-t-il ajouté.
Le président du Niger Issoufou Mahamadou s'est également exprimé. «Le peuple nigérien tout entier se joint à ma voix pour condamner cette attaque terroriste qui a visé la mosquée Bir El-Abd dans le Sinaï en Egypte. Je présente mes condoléances les plus émues aux familles des victimes», a-t-il déclaré via twitter.
Au Burundi, le président Pierre Nkurunziza et ses deux vice-présidents ont eux aussi condamné cette attaque. «Ce qui vient de se passer dans le Sinaï, en Égypte, nous rappelle que le terrorisme n'a ni religion, ni race, ni frontières. Ce n'est qu'en étant réellement unie que l'humanité survivra à cette barbarie. Condoléances à nos sœurs et frères égyptiens», a déclaré le président burundais sur son compte twitter.
Les deux vice-présidents du Burundi ont aussi condamné énergiquement cette attaque. Dans une déclaration faite samedi via twitter, Gaston Sindimwo, premier vice-président, a exprimé sa «solidarité avec le peuple égyptien et le gouvernement d’Egypte suite à cette attaque», ajoutant que «combattre la haine et le terrorisme ensemble est vital pour le futur de l’humanité».
Des propos partagés par le deuxième vice-président du Burundi, Joseph Butore. « Je joins ma voix à toute l’humanité dans la condamnation de l’attentat terroriste contre une Mosquée au Sinaï, qui a pris la vie à plus de 200 personnes (305 selon un nouveau bilan, ndlr). Condoléances aux familles éprouvées et à tout le peuple égyptien », a-t-il également déclaré ce samedi sur son compte twitter.
Vendredi, une forte explosion a eu lieu à proximité d’une mosquée du quartier d’al-Rawdha de la ville d’al-Arish, dans la province du Nord-Sinaï (nord-est de l’Egypte) faisant au moins 305 morts et plus d’une centaine de morts et plus de 100 blessés, selon un nouveau bilan.
Quelques heures après l'attaque, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, est monté au créneau, promettant une « réponse brutale », alors que l’attaque n’a toujours pas été revendiquée jusqu'à samedi midi. La branche égyptienne de Daech serait toutefois probablement derrière cette attaque, selon des sources concordantes.
L’armée de l’air « a détruit plusieurs véhicules utilisés dans l’attaque » et « ciblé plusieurs sites terroristes contenant des armes et des munitions », a annoncé, dans la nuit de vendredi à samedi, le porte-parole des forces égyptiennes, Tamer el-Refaï.
Après ce carnage, l’Egypte a décrété un deuil national de trois jours.