Mona Saanouni
04 Septembre 2018•Mise à jour: 05 Septembre 2018
AA/Jeddah
L'Organisation de la Coopération islamique (OCI) a indiqué, mardi, qu'elle exécutera des projets, par l'intermédiaire de ses institutions affiliées à la Banque islamique de développement (BID) pour financer et mettre en œuvre des projets d'une valeur de 9 milliards de dollars dans la région du Lac Tchad.
L'organisation a ajouté, dans un communiqué du porte-parole, Youssef Bin Ahmed al-Othaimeen, que "la sécurité, la stabilité et le développement de la région du Lac Tchad demeurent prioritaires pour l'OCI".
Le lac Tchad surplombe le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigéria, et souffre de la baisse du niveau de l'eau du lac et des attaques répétées du groupe Boko Haram.
L'OCI avait participé hier lundi à une conférence sur la région du Lac Tchad organisée par le gouvernement allemand, le Nigéria et la Norvège ainsi de l'Organisation des Nations Unies (ONU) à Berlin.
"La Banque islamique de développement (BID) a signé un mémorandum d'entente avec le comité du Lac Tchad afin de sauver le lac", a déclaré l'Observatrice permanente de l'Organisation à Bruxelles, l'ambassadrice Ismat Jahan, citant al-Othaimeen.
Elle a souligné que "la Banque est activement engagée dans des projets dans les pays de la région du Lac Tchad, d'une valeur de 9 milliards de dollars. La moitié de cette somme a été consacrée aux infrastructures économiques et sociales et au développement du secteur privé".
Selon le communiqué, l'organisation oeuvre, à travers ses projets, à "lutter contre la sécheresse d'une part, et à soutenir la résistance des habitants de la région touchés par les violences commises par le groupe Boko Haram".
"L'OCI a tenu, au cours des années passées, plusieurs réunions de haut niveau avec l'ONU sur la situation humanitaire dans la région du Lac Tchad", ajoute la même source.
Le lac est une ressource économique pour les pays limitrophes et constitue une ressource en eau pour plus de 20 millions de personnes vivant dans les quatre pays surplombant le lac.
Les changements climatiques tels que la sécheresse et la rareté des pluies ainsi que l'utilisation abusée des ressources hydrauliques ont contribué au déclin du niveau d'eau du laac, selon les données de la Banque mondiale et la Commission du Lac Tchad.