Nadia Chahed
18 Juin 2017•Mise à jour: 18 Juin 2017
AA/Bamako/Moussa Bolly
Cinq soldats maliens ont trouvé la mort et huit autres blessés dans une attaque armée contre un poste de l’armée dans la région de Tombouctou( Nord), a annoncé le gouvernement malien.
Un précédent bilan livré samedi par une source sécuritaire locale, quelques heures après l’attaque, faisait état de deux soldats tués et de plusieurs autres portés disparus.
Le Gouvernement malien a annoncé dans un communiqué rendu public samedi soir que "l’attaque terroriste contre le poste FAMa ( forces armées maliennes) de Bintagoungou (Région de Tombouctou-ndlr), aux environs de 5 heures du matin a fait (5) morts, huit (8) blessés et des pertes en matériels".
Confdamnant fermement cette attaque « lâche et barbare », le Gouvernement "réitère son soutien indéfectible aux forces armées et de sécurité du Mali et réaffirme sa détermination à poursuivre le renforcement de leurs capacités dans la lutte implacable contre le terrorisme".
Attribuée à des «assaillants non identifiés», l'attaque n'a toujours pas été revendiquée, dimanche à 12h00 Gmt.
Des observateurs estiment, cependant, qu'elle serait l'oeuvre du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans ( «Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin» ), une formation terroriste née il y a quelques mois de l'alliance de plusieurs groupes armés sévissant dans le Sahel et dirigée par Iyad Ag Ghaly.
Cette attaque succède de quelques jours à celle perpétrée le 8 juin courant contre des positions de la Mission onusienne au Mali ( minusma) à Kidal (Nord), faisant quatre morts parmi les casques bleus.
Cette recrudescence des attaques armées dans le Centre et le nord du Mali intervient au moment où des discussions sont en cours aux Nations unies pour le renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), à partir du 30 juin.
Les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) touchés par les attaques terroristes ont, quant à eux, engagé une offensive diplomatique pour l’opérationallsation de leur force anti-terroriste dans le Sahel. Ils espèrent à cet effet, voir le Conseil de sécurité de l’ONU adopter rapidement une résolution soutenant cette initiative.
La création de cette force a été décidée en mars dernier par les cinq pays de la région
Le Nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes extrémistes liés à Al-Qaïda. Les extrémistes ont été, en grande partie, chassés pardes forces internationale déployées à cet effet, cependant des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, et sont régulièrement visées par des attaques meurtrières.